Sample Sidebar Module

This is a sample module published to the sidebar_bottom position, using the -sidebar module class suffix. There is also a sidebar_top position below the search.

Search Our Site

STÉPHANIE BOITARD
NATUROPATHIE - SOIN ÉNERGETIQUE - 
CONSEILLÈRE EN NUTRITION
RÉFLEXOLOGIE ET SPÉCIALISÉE EN ONCOLOGIE
06.17.62.23.24
STÉPHANIE BOITARD
NATUROPATHIE - SOIN ÉNERGETIQUE - 
CONSEILLÈRE EN NUTRITION
RÉFLEXOLOGIE ET SPÉCIALISÉE EN ONCOLOGIE
06.17.62.23.24

Le blog de Stéphanie Boitard

Retrouvez mes articles liés à la naturopathie, la réflexologie, les soins énergétiques et mes conseils en nutrition.

Médecine du futur de région en région

Avec ma collègue et amie le Dr Berengère Arnal, gynécologue à Bordeaux, nous organisons une journée entière sur le thème de la Médecine du Futur le vendredi 17 avril prochain.

Notre objectif est de multiplier de telles rencontres de Région en Région, avec un grand public de plus en plus motivé et compétent et en symphonie avec les professions paramédicales. Celles des nutritionnistes, des ostéopathes, naturopathes, chiropracteurs et spécialistes en médecine traditionnelle chinoise dont nous mesurons de plus en plus souvent l’efficacité.

Nous voulons faire comprendre au plus grand nombre de personnes, les importantes complémentarités entre l’ultramodernité technique et technologique de l’imagerie, des robots, qui ont permis des progrès considérables… et toutes les méthodes ancestrales qui s’opposent ou se complètent et peuvent souvent éviter les excès des produits chimiques des laboratoires pharmaceutiques qui se justifient par des publicités agressives.

A Bordeaux, le 17 avril nous valoriserons toute la matinée tous les produits de la ruche pour notre santé après une belle introduction expliquant comment Prévenir le risque allergique par la nutrition. Seront passées en revue avec les meilleurs spécialistes scientifiques les indications des produits de la ruche, les miels et leurs pansements ; la propolis comme anti-asthmatique, anti-inflammatoire, anesthésique, antibactérien et antiviral ; la gelée royale et ses facteurs de croissance et lors des discussions l’intérêt de l’Apipuncture dans les maladies neuro-dégénératives.

L’après midi sera orientée vers la prévention des cancers et de leurs récidives si fréquentes. Notre collègue Bérengère Arnal nous dira comment éviter grâce à une phytothérapie adaptée, les traitements hormonaux de la ménopause si souvent proposés aux femmes en les culpabilisant si elles ne les prennent pas, en leur faisant croire qu’ils préviennent le cancer du sein, de l’utérus, l’ostéoporose et les pertes de mémoire alors que c’est l’inverse.

Nous évoquerons avec la grande spécialiste du Soja, le Pr Catherine Benneteau-Pelissero, son intérêt réel comme complément alimentaire à tous les âges de la vie. Un spécialiste Herboriste d’Aquitaine nous passionnera avec l’Aromathérapie et je terminerai par une grande conférence synthétique sur les relations entre Alimentation et Prévention des cancers.

Nous sommes à un tournant dangereux pour notre santé. Curieusement, les juristes du Conseil constitutionnel se jugent compétents médicalement et se spécialisent en médecine pour imposer ”constitutionnellement” la vaccination obligatoire, dont rêvent les laboratoires fabricants, pour les Bébés dès l’âge de 2 mois contre l’hépatite B et C, que l’on attrape par le sang et la drogue ; et la vaccination contre le cancer du col de l’utérus, lié à la multiplication des partenaires sexuels, chez garçons et filles dès 9 ans, sans réflexion ni formation adaptée.

Au collège on distribue la pilule, échantillon des labos, comme un bonbon, et les maternités n’auront l’accréditation que si elles pratiquent au moins 1 avortement pour 3 ou 4 naissances. Enfin, suprême décision d’une ministre de la Santé décidément peu respectueuse de nos libertés, les médecins n’auront plus la clause de conscience pour avorter comme pour l’euthanasie.

Une forme de dictature est en marche, d’autant plus dangereuse qu’elle est insidieuse [1] ! Mais dans le peuple, la révolte se prépare par le rejet massif de toutes ces injonctions arbitraires.

Quand la masse de nos députés nous propose la sédation profonde qui n’est autre que l’euthanasie, dictée par des directives anticipées ; quand l’Etat veut généraliser le tiers payant en prenant les médecins pour des fonctionnaires sans conscience et supprimer le secret médical du serment d’Hippocrate, il y a de quoi se faire du souci pour nos enfants et nos petits enfants. La personne humaine n’est plus respectée.

Raison de plus pour poursuivre notre mission d’information par tous les moyens modernes de communication afin que la résistance s’organise, pas pour rejeter tout en bloc mais en proposant les alternatives peu coûteuses, efficaces et sans effets délétères. C’est l’avenir.

Rendez vous donc le 17 avril à Bordeaux pour celles et ceux de la Région Aquitaine et Midi-Pyrénées qui sont intéressés.

Programme et inscriptions ici

A très bientôt.

Pr Henri Joyeux

Source :

[1] Edwy Plenel directeur de Médiapart dans son petit livre « Dire NON » la décrit parfaitement.

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux

Copyright

© Professeur Henry Joyeux

Lire la suite
729 lectures
0 commentaires

Votre foie vous parle quand il est malade (1)

À l’âge adulte, certains d’entre vous ne me ménagent pas.

Trop de sucres, d’alcool, de fer, à quoi s’ajoutent des troubles de l’immunité.

1. Trop de sucres : vers la stéatose

Les excès de sucres dont vous vous régalez sans en mesurer les effets négatifs, je les transforme en gras. Je deviens « foie gras », les scientifiques parlent de « stéatose hépatique ».

Pourtant je ne vis pas dans un corps d’oie !

Cette pathologie est régulièrement observée chez ceux qui peuvent afficher un simple surpoids, et a fortiori chez les personnes obèses.

Sachez qu’il est désormais démontré que l’obésité peut réduire l’espérance de vie de 8 ans et vous ôter jusqu’à 19 années de bonne santé, cela du fait du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires [1].

N’oubliez pas que les boissons très sucrées chez les très jeunes – canettes de soda, coca et autres toniques –, consommées régulièrement, sont le premier pas vers les canettes de bière et les cocktails alcoolisés dont on ne peut plus se passer au cours des fêtes, et qui peuvent être très toxiques sur le moment ou à la longue.

Enfin, les travaux les plus récents ont démontré́ une relation directe entre la progression de la fibrose en moi, votre foie, et l’existence d’un diabète, d’un surpoids ou d’une stéatose.

Les excès de sucres ne sont pas éliminés par les urines, la respiration, la sueur ou les matières. Ils sont conservés, stockés comme mauvaises réserves en notre corps. Un gramme de sucre apporte 4 calories et donc 2 grammes, 8 calories. Dès que vous arrivez à 9 calories vous formez un gramme de graisse qui se stocke dans mes cellules. Quand moi, le foie, je suis gavé de gras, ce qui vous crée des fatigues importantes, le gras va se stocker au delà, dans les seins chez les femmes, autour des hanches et dans le bassin chez les hommes. Plus moi le foie je suis gras, plus la fatigue générale vous crée des besoins en sucres ou en alcool. Vous entrez dans le cercle vicieux, de la dépendance aux sucres et assez souvent des alcools forts surtout chez l’homme. Surpoids, obésité et diabète sont les conséquences directes. Vous allez payer la facture très cher !

2. Trop d’alcool consommé sans modération et de façon chronique : en chemin vers la cirrhose puis le cancer

L’alcool consommé est rapidement absorbé au niveau de l’estomac et passe dans le sang, ce d’autant plus vite que des aliments à mastiquer n’ont pas été pris préalablement. Boire un alcool à jeun, surtout s’il est fort, est une erreur alimentaire de base.

Logiquement, on ne devrait consommer le vin qu’au milieu ou à la fin du repas.

Le taux d’alcool dans le sang, l’alcoolémie, s’exprime en grammes par litre de sang.

C’est moi, votre foie, qui le prend en charge. J’en élimine 90 %. Les 10 % restant sont pris en charge par mes amis les poumons avec l’haleine, et par les reins via les urines.

Je peux éliminer au maximum jusqu’à 2,4 g par jour en moyenne.

Au delà je m’associe aux sucres pour les stocker en gras.

Au-dessus de 3 g, je suis débordé, vous entrez dans le coma. À 5 g c’est la mort assurée.

Sachez que je ne peux éliminer que 0,15 g d’alcool à l’heure. Un seul verre de vin fait monter l’alcoolémie de 0,15 à 0,20 g/l, bien que cela dépende du gabarit et du sexe.

Chez la femme, l’impact du verre de vin est double par rapport à l’homme.

N’oubliez pas qu’entre 0,16 g/l et 0,50 g/l (de 1 à 3 unités d’alcool), les automatismes sont diminués et les gestes mal coordonnés. Vous perdez progressivement votre vigilance.

Prendre des habitudes alcooliques parce que vous n’en savez pas la portée, ou parce que vous êtes angoissé, c’est passer de l’euphorie à la déprime et à la dépendance, plus tard aux troubles psychiques par destruction des neurones.

Les alcools sont en cause dans bien d’autres maladies touchant la zone ORL, avec le palais de saveurs, le pharynx, le larynx, l’estomac et le pancréas… Ils sont aussi impliqués indirectement dans les cancers du sein et de la prostate par l’association alcool-tabac très toxique pour toutes ces zones du corps qui se conjuguent avec de mauvaises habitudes alimentaires. L’évolution cancéreuse sur telle ou telle zone du corps est alors fréquente.

À cela il faut ajouter l’hypertension artérielle qui fait le bonheur des fabricants d’hypotenseurs, les accidents vasculaires cérébraux, les atteintes cardiaques…

L’évolution vers l’insuffisance hépatique, avec la cirrhose irréversible, se produit vers 40 ans pour les hommes ; elle est plus précoce chez les femmes – vers 30 ans – du fait d’une capacité moindre à métaboliser l’alcool.

Quand moi, votre foie, je reçois trop d’alcool, mes fonctions normales peuvent s’interrompre. Vous m’obligez à détoxiquer l’alcool de mes cellules. Ainsi, des cellules meurent et se gavent de dépôts de graisses, s’ajoutant aux sucres qui ne manquent pas à vos addictions. Vous oubliez que le pain blanc se comporte comme du sucre, que tous les produits laitiers contiennent du lactose dont le pouvoir sucrant est de 0,16 quand celui du sucre raffiné est de 1.

N’oubliez pas que l’alcool est connu pour être un inhibiteur de la resynthèse du glycogène (stockage des sucres dans le foie) après un effort important. L’alcoolisation après une compétition sportive, alors que les réserves en sucres sont épuisées, est un contresens de santé que vous pouvez payer très cher.

J’oubliais de vous dire que l’alcool et les médicaments ne font pas bon ménage, en particulier ceux que les médecins prescrivent beaucoup trop facilement : les antidépresseurs, anxiolytiques, les somnifères, anti-inflammatoires, antibiotiques…

Quand vous m’inondez d’alcool, pour commencer je m’engraisse. Je fais d’abord de la stéatose puis, par l’inflammation, une hépatite dite alcoolique, à quoi succède assez vite une forme de réaction cicatrisante définitive : c’est la cirrhose [2] avec ses complications classiques, les hémorragies digestives, l’ascite avec le gros ventre plein d’eau et les troubles cérébraux que l’on résume à l’encéphalopathie. Et plus tard le cancer que l’on retrouve au bout de toutes les agressions chroniques que je subis.

Quand je deviens cirrhotique, je suis désolé de vous l’annoncer, ma maladie est alors irréversible

C’est surtout l’alcool dont vous m’inondez qui en est la cause. Se forme en moi de la fibrose qui ressemble à des travées épaisses qui me détruisent. J’essaye de survivre en construisant des nodules, mais je ne parviens plus à régénérer comme quand je suis à la fois bien nourri et respecté.

Je sais bien que vous n’êtes pas totalement responsable de ma cirrhose. On ne vous pas appris grand-chose à l’école sur mon compte. Vos parents ne vous ont pas expliqué mon importance dans votre corps…

Maintenant vous le savez. Vous devez pouvoir expliquer clairement combien j’ai besoin d’être connu, reconnu, respecté. C’est votre santé et celle de tous les membres de vote famille qui est en jeu.

En plus, rendez-vous compte que je peux dégénérer, c’est-à-dire évoluer vers le cancer dans les 15 à 20 ans qui suivent.

Les causes des cirrhoses sont donc :

La consommation excessive et prolongée d’alcool dans 50 à 75 % des cas. Les atteintes virales, nous le verrons, l’hépatite C dans 15 à 25 % des cas et l’hépatite B dans 5 %. Plus rarement, l’hémochromatose par trop de fer, des maladies métaboliques qui accumulent des graisses, des atteintes par destruction progressive du système immunitaire.

3. Trop de fer : vers l’hémochromatose

L’hémochromatose a fait l’objet d’une lettre spécifique que vous pouvez lire ici.

Ne passez pas à coté de la 1re maladie génétique qui touche 1 sujet sur 200 !

Si vous-même ou un membre de votre famille êtes concerné, je vous conseille de contacter sans tarder L’Association Hémochromatose France[3].

4. Quand le système immunitaire se déglingue : les maladies auto-immunes

C’est le système immunitaire qui marche à l’envers très progressivement.

Au lieu de me protéger, il m’attaque soit directement au niveau de mes cellules, soit en endommageant mes voies biliaires.

Trois maladies sont bien identifiées : la cirrhose biliaire primitive (CBP), la cholangite sclérosante primitive (CSP), l’hépatite auto-immune ou hépatite chronique active.

Passons en revue leurs caractéristiques essentielles.

La cirrhose biliaire primitive (CBP)

Elle atteint les femmes entre 40 et 60 ans plus souvent que les hommes. Les mauvaises habitudes alimentaires d’une famille font qu’on peut voir apparaître la même maladie parmi ses membres.

L’alcool n’est pas en cause mais le mieux est de ne pas en consommer, ou seulement à toutes petites doses pour ne pas risquer d’aggraver la situation.

Les voies biliaires ont des difficultés à éliminer la bile parce que les systèmes de défense en moi, votre foie, fonctionnent mal. J’évolue vers la cirrhose.

Les signes classiques au début sont peu perceptibles : une fatigue chronique, des démangeaisons plus ou moins fortes, une peau plus foncée, des petites bosses blanches sous la peau, parfois autour des yeux…

À un stade plus avancé, on peut observer une sécheresse des muqueuses, de la bouche, du nez, du vagin…, une atteinte de la thyroïde, des troubles articulaires, une mauvaise circulation sanguine des extrémités des doigts, ce qu’on appelle le syndrome de Raynaud.

Mon insuffisance peut devenir totale, car je deviens incapable de fabriquer les facteurs de la coagulation – j’ai des hématomes au moindre petit coup sur mon corps –, je ne peux plus éliminer la bile d’où une jaunisse progressive qui m’épuise, mes os deviennent transparents avec l’ostéoporose qui atteint tout votre squelette.

L’évolution sera d’autant plus lente que vous changerez vos habitudes alimentaires en consommant plus de produits végétaux qu’animaux.

Vous avez intérêt à supprimer évidemment vins et alcools forts, tabac et/ou haschich évidemment, tous les produits laitiers qui apportent trop de protéines, de sucres (lactose) et de gras que je ne peux pas gérer correctement avec mes cellules fatiguées, épuisées.

Vous devez boire beaucoup d’eau sous quelque forme que ce soit (2,5 litres par jour) pour tenter de diluer la bile afin qu’elle s’évacue mieux par des canaux biliaires rétrécis, et veiller à avoir des urines claires…

Eviter tous les médicaments inutiles qui aggravent ma surcharge.

Restez au plus près de la nature et évitez la chimie.

Je conseille fortement aux médecins de faire réaliser à leur patient le plus simple, le meilleur et le moins coûteux bilan bionutritionnel, celui de Nutergia.fr qui donne d’excellentes indications pour éventuellement prescrire des compléments naturels qui peuvent protéger le foie, tel le Desmodium; et le drainage avec des plantes telles qu’Artichaut, Chardon Marie, ou Romarin (Ergydraine et Ergy-épur).

Si vraiment vous n’êtes pas amélioré, alors mieux vaut me remplacer par la transplantation.

La cholangite sclérosante primitive (CSP)

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une atteinte des voies biliaires qui se sclérosent, on peut dire vieillissent prématurément en diminuant de calibre. C’est l’inflammation qui en est responsable. La bile s’accumule dans mes cellules, passe en partie dans le sang, d’où la jaunisse.

Elle atteint davantage les hommes que les femmes, est souvent associée à une atteinte inflammatoire du côlon sous la forme d’une colite ulcéreuse.

Il s’agit donc très certainement d’une maladie en partie liée à de fort mauvaises habitudes alimentaires.

Les signes cliniques sont les mêmes que ceux de la CBP à quoi s’ajoute, en plus, la fièvre avec frissons due à l’infestation de la voie biliaire par un ou plusieurs germes du tube digestif qu’il faudra évidemment éradiquer avec des antibiotiques adaptés.

Les conseils nutritionnels donnés dans la maladie précédente (CBP) sont donc les mêmes pour la CSP.

À un stade irréversible, la seule solution est le changement de foie par transplantation.

L’hépatite auto-immune ou hépatite chronique active

C’est l’inflammation chronique du foie. Le système immunitaire de moi, votre foie, m’attaque plus ou moins lentement au lieu de me protéger.

Certains globules blancs, normalement destinés à combattre les infections, attaquent mes cellules hépatocytes, les considérant comme des substances étrangères comme s’il s’agissait de microbes.

Les virus des hépatites pourraient être en cause, comme certains médicaments que je n’aime pas ou trop de métaux lourds, cuivre, fer…

La maladie n’est pas contagieuse, mais on peut observer dans la famille différents autres cas de maladies auto-immunes touchant la thyroïde, les articulations, le système oculaire sous forme d’uvéite qui se traduit d’abord par un œil rouge.

Les conseils nutritionnels donnés plus haut, associés à une bonne et saine activité physique, seront utiles et peuvent retarder la maladie.

La révélation du début de la maladie est assez souvent l’augmentation dans le sang du taux des enzymes hépatiques avant les signes cliniques classiques.

Au maximum de la maladie, la seule solution est de me remplacer par transplantation.

Il est évident que l’hygiène, la consommation d’eaux non polluées, les comportements de santé dans la vie quotidienne sont à la base de la prévention des maladies qui peuvent m’atteindre, moi, votre foie.

Nous le verrons encore avec les hépatites, que je traiterai à part, dans une prochaine lettre. Et il restera les atteintes tumorales bénignes ou malignes, donc cancéreuses.

À bientôt, chers amis de la Prévention Santé. Ne gardez pas pour vous toutes ces informations. Faites les circuler dans vos familles, auprès de tous vos amis.

Vous êtes 308 000 à recevoir cette lettre chaque semaine.

Conseillez à tous vos amis de s’abonner en renseignant simplement leur adresse email ici. Cela fait une année que je vous écris toutes les semaines. Nous allons prochainement faire le bilan. J’ai encore tellement de choses à vous dire pour Votre Santé.

A la semaine prochaine,

Professeur Henri Joyeux

Sources :

[1] The Lancet Diabetes and Endocrinology , du 4 décembre 2014 [2] Du grec ancien κιρρός qui veut dire « jaunâtre », car le foie cirrhotique prend effectivement une couleur qui vire du marron au jaunâtre. [3] Semaine nationale de l’hémochromatose : 2 – 7 juin 2015

Association Hémochromatose France : Hemochromatose.fr, Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

 

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux

Copyright

© Professeur Henry Joyeux

Lire la suite
1316 lectures
0 commentaires

La santé le plus tôt possible, par Christine Bouguet-Joyeux

Chers amis de la santé,

Ma lettre d’aujourd’hui est à propos du livre « Je cuisine en chantant pour ma santé » de Christine Bouguet-Joyeux, nutritionniste, auteur. (ChristineBJoyeux.com)

Vous venez de publier un livre qui concerne les enfants de 4 à 12 ans. 
Mais à 4 ans, l’enfant ne sait pas lire ?

Christine Bouguet-Joyeux : Ce livre s’adresse à l’enfant dès 4 ans, certes, mais pas à lui seul. Il doit être accompagné, soit au niveau de sa famille, soit au niveau de la structure pédagogique dans laquelle il est accueilli et pris en charge.

Il ne sait pas lire mais il voit et il entend, et il peut répéter si cela lui plaît !

En effet, les pages offrent pour chaque thème, de façon ludique, des comptines et chansons, offertes dans un CD à la fin du livre, ponctuées par des petits personnages complices et expressifs. Et le message principal est présenté de manière simplifiée dans les titres, laissant la place pour explications et dialogue avec un adulte ou un grand, sur la base des textes de synthèse.

D’où vous vient cette idée d’écrire à des enfants, après vos deux livres « Guide pratique de gastronomie familiale – Art et plaisir pour la santé » et « Tout à la vapeur douce – 100 nouvelles recettes » ?

Je donne beaucoup de conférences et dispense des formations sur la nutrition et la santé aux adultes dans un cadre principalement associatif. Ayant affiné une pédagogie, et ayant moi-même beaucoup utilisé la cuisine comme atelier interactif pour occuper et éduquer mes six enfants, trois filles et trois garçons, j’ai reçu des demandes et accepté de faire quelques formations pour les plus jeunes : très vite, ayant commencé à écrire sous forme de fiches, j’ai constaté les limites de ce type d’atelier pratique, lorsqu’on ne voit les enfants qu’une fois dans un temps très court.

Je me suis alors orientée vers un livre dont chaque double page contient une leçon sur un thème précis de nutrition. Mais dans un souci de pédagogie et de proximité avec les enfants, j’ai eu envie de jouer avec eux à travers ce livre : alors j’ai écrit sous forme de chansons et comptines, puis conçu un petit personnage, intermédiaire sympathique, qui apporte vie, complicité et proximité.

Quant aux recettes, indispensables pour rendre efficace un livre de nutrition, elles reflètent pour beaucoup nos expériences culinaires en famille, et surtout de très bons moments ! Elles sont un moyen bien sûr d’occuper les enfants, de leur faire comprendre la nutrition comme une belle histoire pleine de sens, et de mettre en pratique en s’amusant, et en chantant, de nouvelles habitudes de cuisine, bonnes pour la santé de tous !

Que voulez-vous leur dire ?

Je veux leur dire non pas des mots, ils en reçoivent beaucoup, mais plutôt leur ouvrir une porte, éveiller leur intérêt de manière concrète et amusante, pour la nutrition, source de leur santé, à travers une cuisine simple et ludique. Leur faire comprendre l’importance des différentes étapes de la nutrition dans leur corps avant de leur apprendre à choisir et a préparer ! Toutes les étapes comptent, aucune n’est anodine. Et tout cela est ancré dans de petites captures d’écran de leur propre quotidien à travers les chansons, les comptines, les illustrations.

Comment avez-vous fait avec vos 6 enfants, 3 filles et 3 garçons ?

Tout naturellement ! Tous les enfants aiment créer, fabriquer, manipuler : ce sont des artistes naturels ! Très vite, j’ai remplacé pâte à modeler et pâte à sel par de la pâte tout court, qu’on peut triturer tant qu’on veut avant d’en faire des gâteaux de toutes formes qu’on peut cuire et manger. À condition de la laisser reposer ! « Au coin ! »

Tout commence par les mains et finit dans la bouche – le palais des saveurs ! – c’était mon secret pour les occuper. Et petit à petit ils ont appris à faire plus, avec moi, ou tout seuls de plus en plus souvent.

Ils savent tous cuisiner ?

Certainement, comme des chefs ! Ils sont tous partis de la maison avec un cuit-vapeur et ont tous le guide pratique, dont ils critiquent parfois les coquilles ou les recettes. Ils ont tout suivi de mes propres évolutions avec la cuisson vapeur douce, et sont tous d’excellents cuisiniers qui créent leurs recettes et jonglent avec la cuisson vapeur. Et ils font des émules…

Votre livre est hors du temps ?

Oui, parce que la nutrition est une connaissance que chacun doit acquérir et pouvoir appliquer ! Et si vous voulez expliquer clairement quelque chose, il faut le dire pour des enfants : avec des mots simples et de façon très complète, en donnant l’essentiel, et avec des moyens de mettre en pratique simples et efficaces. Ce qui est simple est durable et s’adresse à tous !

J’ai donc refusé des graphismes compliqués et surchargés de couleurs qui auraient occulté le texte, refusé les photos qui ne montrent pas l’essentiel, j’ai dessiné moi-même comme je les sentais toutes les illustrations en fonction et en complément du texte, et j’ai eu la chance de pouvoir trouver des enfants et une merveilleuse maître de chœur, Flora, qui ont accepté de grand cœur de contribuer au projet, en chantant et en récitant mes chansons et mes comptines ! Belle aventure, qui est concrétisée par le CD offert avec le livre afin que les enfants puissent cuisiner en chantant avec Maminie, pour leur santé !!!

Qui est Maminie ?

Maminie ? C’est la souris ! C’est une maman, un intermédiaire et un complice qui fait qu’on se sent bien dans la cuisine, et qui va aider à faire de bonnes choses en chantant !

C’est mon ambassadrice, puisque je ne peux pas former moi-même directement tous les enfants qui vont s’activer sous sa direction, mais j’ai bien envie de les voir faire et d’y mettre mon nez, dans leur cuisine…

Accessoirement, c’est mon nom de grand-mère. Il va bien à une souris, non ?

Comment utiliser un tel livre avec les enfants ?

Il faut le lire avec eux, en prenant son temps, deux pages par deux pages, et en leur expliquant ce qui est écrit s’ils ne savent pas lire.

Les titres s’adressent aux plus petits, écrits en caractères scolaires, et les parties plus techniques ou scientifiques sont en caractères d’imprimerie, précédées d’un petit livre ouvert.

Une double page représente un message, et il faut y rester le plus longtemps possible, en leur faisant observer et commenter les images, lire les comptines et les chansons puis les écouter, les chanter !!! L’enfant montrera seul s’il a compris et s’il en a assez, mais l’important est qu’il soit le principal acteur et que l’adulte soit son guide ! Après les quatre premières leçons, on peut aller voir du côté des recettes pour faire un peu de pratique. Les premières sont du bricolage qu’on va pouvoir grignoter ou offrir aux grands, en respectant les conseils des leçons du début du livre sur la première étape de la digestion : mastiquer, saliver, ne pas avaler des morceaux !!! C’est en pratiquant qu’on installe de bonnes habitudes !

Et les chansons et comptines ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

Un exemple qui va vous interpeller :

Les dents il faut s’en servir, C’est pas fait que pour sourire / S’en servir ça les rend fortes, De croquer ça réconforte / Faut toujours bien mastiquer, Ça permet de saliver / Dans la bouche croque, écrase Mélange tes aliments…

Mais il faut les entendre, vous aurez des surprises !

La Ronde des Légumes - Christine Bouguet-Joyeux Youtube(Découvrez-les ici)

Donnez-vous des formations aux enfants, aux familles ?

Surtout aux familles, et plus rarement aux enfants puisqu’on ne peut pas leur faire passer beaucoup de messages en deux heures de temps ! C’est pourquoi j’ai écrit ce livre, qui veut être un compagnon de route en musique.

Mais quand je les prends en groupe, je leur fais faire du pain !

Et comme je n’atteindrai pas toutes les familles, je vais vers les enfants. Ils sont trop souvent en mauvaise santé à cause des habitudes transmises par leur environnement, très ponctué par la pub et les modes ! Ils en sont les premières victimes… Et puis je pense qu’ensuite ils feront passer le message, les enfants sont d’excellents ambassadeurs !

La vérité sort souvent de la bouche des enfants !

Régalez-vous avec vos petits !

Professeur Henri Joyeux

Site de Christine Bouguet-Joyeux : ChristineBJoyeux.com

Avec Maminie je cuisine en chantant pour ma santé, Christine Bouguet-Joyeux, Éd. du Rocher 2015

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux

Copyright

© Professeur Henry Joyeux

Lire la suite
815 lectures
0 commentaires

Loi Santé : des propositions pour l’avenir

Dans ma dernière lettre, je vous dressais un tableau très critique de notre système de santé publique, lié notamment à la puissance des lobbies.

Car, évidemment, changer de comportements, adopter un mode de vie plus sain ne coûte rien. Il suffit d’expliquer, d’informer et de répéter. Faudra-t-il l’imposer aux médias ? À quoi servent les chaînes publiques qui ne savent que copier les privées dans une concurrence acharnée ?

Manger mieux et meilleur, cela ne veut pas dire suivre un régime et se faire plumer le portefeuille au prorata de votre poids, et faire le yoyo, pour recommencer avec une autre méthode qui vous exploite un peu plus. Apprendre à cuisiner bon et rapide, à préparer une bonne soupe à partager en famille, en laissant les sachets coûteux et sans goût, implique une information simple, justifiée pour la santé. Certaines mairies les ont mises en place pour des économies familiales et de santé évidentes.

Comprendre comment notre corps sélectionne des déchets, savoir reconnaître leur importance et ce qu’ils nous disent de nos habitudes alimentaires bonnes ou mauvaises, n’est pas si compliqué !

Il existe tant de manières d’accommoder des produits sains et simples à des coûts raisonnables et pour des goûts véritablement délicieux, sans exhausteurs ni arômes.

Distinguer la prévention inutile de celle qui est nécessaire

La loi de santé publique déresponsabilise, au lieu d’entrer dans la nouvelle ère de la responsabilité du patient, qui est une nécessité car elle respecte et stimule les qualités humaines d’intelligence et de discernement. Cette loi est dangereuse pour les malades car elle crée en plus la rupture du secret professionnel. C’est la socialisation de la médecine qui transforme le médecin en petit fonctionnaire qui n’a plus à réfléchir, seulement à appliquer des protocoles imposés par des statistiques et des industriels.

Les frottis vaginaux sont destinés à rechercher une anomalie sur le col de l’utérus liée à un papillomavirus. C’est une maladie sexuellement transmissible, mais curieusement très peu de femmes le savent. On pratique chaque année en France 6 millions de frottis alors que 500 000 seulement sont nécessaires. Chaque frottis coûte à la société 50 euros. Pourquoi ne pas informer clairement les femmes, dans le secret du cabinet médical, pour qu’elles soient responsabilisées et décident elles-mêmes si elles ont besoin ou non de cet examen ?

Mieux encore, on cherche à imposer la vaccination des garçons et filles dès 9 ans, donc en fin de primaire, contre les virus qu’on n’attrape assurément pas en regardant les étoiles. Après un vaccin (tétravalent) couvrant 4 papillomavirus, on nous prépare un vaccin contre 9 papillomas [1]. Cela rapporte plus de milliards que d’expliquer aux enfants, selon leur âge, l’évolution de leurs attirances affectives et sexuelles, lesquelles nous différencient des animaux.

Les vaccinations sont largement proposées mais, à juste raison, certaines familles résistent.

Est-il vraiment nécessaire de vacciner tous les enfants à l’âge de 2 mois contre l’hépatite B ou C, quand la plupart des parents ne sont pas porteurs du virus ; virus que l’on attrape par la drogue, les rapports sexuels, ou si l’on appartient au milieu médical, surtout chirurgical ?

Le dépistage généralisé du sida est une aberration qui démontre l’incapacité ou la peur de signifier avec délicatesse et justesse, sans discriminer, quelles sont les personnes les plus exposées qui, elles, ont besoin de ce dépistage.

L’incitation à l’IVG sur tout le territoire, sans se poser la moindre question éthique, alors que les conséquences ne sont pas anodines, et cela sans jamais responsabiliser les hommes. Le fait que nous n’ayons pas été capables d’en réduire le nombre (220 000 par an depuis 1975) par une éducation sexuelle intelligente, adaptée à l’âge, démontre une autre incohérence majeure des responsables politiques. Évidemment, on refuse d’en mesurer les conséquences démographiques et économiques. Une nouvelle loi sur l’adoption s’impose, adaptée à la modernité, où le don gratuit fera place à l’abandon culpabilisateur.

Pour comprendre la santé, il faut être sur le terrain et pas seulement dans les cabinets ministériels.

La télévision, regardée pour des bêtises, ne serait-elle pas capable de faire passer des messages intelligents de prévention ? Nous avons pu le vérifier sur une seule minute avec des élèves du grand mime Marceau, qui savent exprimer de manière ludique avec gestes et mimiques des comportements de prévention de nombreuses maladies.

Des professions paramédicales de plus en plus compétentes

Le coût d’une consultation de généraliste doit atteindre au moins 30 euros quand elle dure plus de 30 minutes, et pourquoi pas 50 quand elle dure une heure ou plus ?

Paradoxalement, ceux qui prennent leur temps sont les naturopathes, ostéopathes, chiropracteurs de mieux en mieux formés. À la différence de trop nombreux médecins qui sont débordés par une paperasserie qui ne sert qu’à les contrôler, ces professionnels paramédicaux prennent le temps d’interroger le patient, de l’examiner sous toutes ses coutures et le soulagent souvent pour les maladies bénignes en utilisant des conseils nutritionnels ou une phytothérapie adaptée à chaque cas. Les mutuelles commencent à rembourser de tels soins parce qu’elles ont compris les nombreuses économies qu’elles peuvent ainsi réaliser.

L’alimentation à la base de la santé

La prise de conscience par certains publicitaires des méfaits de leur profession trop orientée vers le business, sans tenir le moindre compte de la santé des consommateurs, permet d’espérer l’apparition de conseils vraiment utiles à la santé. Conseiller en bas d’écran de télé, sous une publicité de yaourt aux fruits, de « consommer 5 fruits et légumes par jour » est notoirement insuffisant. Le cynisme des publicitaires a des limites.

Les boissons énergisantes source de surpoids-obésité, d’excitation artificielle, mais promues sur tous les stades, ne sont liées qu’aux sommes colossales investies par les sponsors, proportionnelles à la consommation des jeunes manipulés dans toutes leurs rencontres musicales et sportives.

Pourquoi la semaine du goût est-elle sponsorisée par les lobbies du sucre alors que les addictions au sucre sont responsables de tant de maladies chez les enfants ?

Les produits industriels ne sont conçus que dans l’objectif d’une consommation sans limite, au détriment du temps de préparation, en manipulant les produits de l’agriculture, en ajoutant conservateurs, exhausteurs de goût, faux sucre… au mépris des agriculteurs.

Les syndicats de paysans sont manipulés par les lobbies de l’agriculture productiviste qui veulent imposer leurs semences à renouveler chaque année. Ils veulent effacer le droit ancestral du paysan à produire et sélectionner sa propre semence !

Impossible de donner une conférence au Salon de l’agriculture afin de justifier l’intérêt, pour la santé du plus grand nombre, de l’agriculture biologique, de l’agrodynamie, de la permaculture, sous le prétexte qu’on ne peut ainsi nourrir la planète, ce qui est faux, et alors que ces procédures culturales sont créatrices d’une économie vertueuse et d’emplois de qualité en pleine nature.

Un ministère d’Etat chargé de la Santé et de l’Agriculture

Les politiques actuels sont paralysés par la réduction du nombre d’emplois. Ils n’en ont jamais créé personnellement. Ils sont plutôt experts en création de chômeurs. Incapables de percevoir l’avenir sauf en termes d’injustices et inégalités de santé que par ailleurs ils entretiennent. La confiance ne peut revenir avec de telles équipes.

Construire l’avenir, c’est préparer d’abord la jonction avec une agriculture tournée vers la santé publique, en reconnaissant l’agriculteur comme premier acteur de santé.

Cela méritera un profond changement de mentalité chez les femmes et les hommes qui nous gouvernent. Nous voulons, pour nous représenter, des créatifs, des gens sérieux et fidèles, qui respectent le travail original qui ouvre les voies de l’avenir. Le grand public est prêt. Le bonus/malus en matière de santé devient possible, car pourquoi certains payeraient-ils les comportements de santé aberrants d’autres qui profitent indûment d’une générosité sociale excessive ?

La loi de santé risque de passer en force, comme d’autres. Il faut s’y opposer de toutes nos forces.

Professeur Henri Joyeux

Chirurgien-cancérologue

Ancien président de Familles de France

Membre du CESE

[1] The New England Journal of Medicine, février 2015

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux

Copyright

© Professeur Henry Joyeux

Lire la suite
641 lectures
0 commentaires

Santé publique : la loi du plus fort

LES NON-DITS EN SANTÉ PUBLIQUE DOIVENT ÊTRE PRIS EN COMPTE POUR PRÉPARER L’AVENIR 

Les politiques rêvent de réduire les coûts de la santé.

Mais les solutions qu’ils proposent n’ont aucune chance d’être efficaces. Voici pourquoi :

Un constat sans concession

- La médecine : un business pur et dur 
L’augmentation considérable du nombre de malades atteints de maladies de civilisation liées à des comportements contraires à la santé devient un vrai business. Le diabète, le surpoids et l’obésité, les maladies auto-immunes… des rhumatismes à l’Alzheimer ou Parkinson toutes ces maladies remplissent les cabinets médicaux qui traitent les symptômes plus que les causes réelles. On réduit l’inflammation sans en connaître l’origine.

On donne des antihormones quand les hormones, comme contraception ou au moment de la ménopause, sont responsables des cancers du sein, de l’ovaire et de l’utérus ; et on tranquillise les patientes en leur soutenant mordicus que, grâce à ces traitements qui n’ont rien de naturel, leur cancer est de bon pronostic.

On diagnostique, avec des ostéodensitométries paramétrées pour faire peur, des fractures ”invisibles” pour stimuler, au-delà de 50 ans, la prise de médicaments contre l’ostéoporose en agitant le spectre du fauteuil roulant.

On paramètre sur les analyses des laboratoires des taux normaux de cholestérol très bas de telle façon que les patients les dépassent, le but étant de prescrire des statines.

Les associations contre le cancer en sont toujours, dans le domaine de la prévention, au tabac et à l’alcool, en assimilant vins et alcools forts. L’Etat, encore récemment, démontre qu’il préfère les taxes des cigarettiers qui s’enrichissent sur le dos des malades. Pas question de parler des autres causes qui risquent de bousculer des lobbies puissants.

Les médias répètent en chœur les mêmes slogans. Trop de médecins font de même, formatés par les enseignements postuniversitaires organisés par les laboratoires pharmaceutiques dont les budgets publicitaires montent à des hauteurs vertigineuses par rapport à leurs budgets recherche. Les labos en font leurs choux gras, voient leur cotation en bourse grimper dès que leur service de communication annonce qu’une nouvelle molécule va guérir le cancer, le sida ou toute autre maladie.

Pourtant, nombre de ces maladies seraient évitables en changeant de comportement, mais pas question de le dire. Il faut satisfaire les actionnaires ! Que les labos gagnent bien leur vie est normal, mais que les actionnaires gagnent de l’argent sur le dos des malades reste très discutable sur le plan éthique. Je sais bien qu’on leur fait croire qu’ainsi la recherche avance plus vite. Ainsi la collusion entre la médecine et les labos a-t-elle permis de créer de nouvelles maladies qui rapportent gros et plombent toujours plus nos charges sociales, taxes et impôts.

- L’euthanasie et l’eugénisme : faire croire au progrès social 
Quand on est incapable de donner un toit et du travail à tous, quand on accroit les impôts pour maintenir un train de vie somptueux à l’Etat et créer des emplois bidon pour dire qu’on a fait baisser le chômage, on amuse la galerie.

C’est le travail du dimanche, ou des sujets plus sérieux tels que l’euthanasie. Elle change tout simplement de nom, et devient sédation profonde, imposée à l’équipe médicale soupçonnée – par les médias et les conseillers politiques qui ne voient jamais de malades – d’acharnement thérapeutique sur les malades et d’incapacité à calmer les douleurs.

C’est aussi une forme d’eugénisme, de sinistre mémoire, qu’on nous fait passer : mais réalisée en douceur par les blouses blanches et les ”grands” chercheurs qui expérimentent avec l’humain au début de sa vie mais ne font en rien avancer la science. Expérimenter sur l’humain coûte moins cher que de le faire sur des embryons de babouins !

Nous sommes en pleine régression sociale, justifiée par une pseudo-démocratie participative où les citoyens, de bonne foi sur des sujets qui dépassent leurs compétences et qu’on leur présente comme scientifiques, sont manipulés ou anesthésiés. Et les Unions nationales d’associations financées par l’Etat ne font pas mieux. Elles ne servent qu’à justifier un Etat impuissant qui ne défend que ses intérêts. Une grande réforme s’impose.

Quant au Conseil de l’ordre des médecins, il reste trop souvent aux ordres !

- La médecine au quotidien : vers le burn out
Pendant ce temps, sur le terrain, les médecins œuvrent comme des forçats, obligés de voir 40 patients par jour à 23 euros la consultation après dix ans d’études, quand le plombier vous en demande 50 pour régler une fuite d’eau. Les suicides de médecins ne sont plus rares, inquiètent moins que ceux qui se produisent en prison : le corps médical est épuisé par des exigences de plus en plus grandes, des retards de paiement, une paperasserie invasive qui contrôle leurs moindres prescriptions et tue.

Dans les hôpitaux, les urgences sont surchargées par la bobologie et l’on risque de laisser passer des maladies très graves.

Quand on arrive en maison de retraite, le code est à l’intérieur car la plupart des pensionnaires cherchent à retourner chez eux. À leur entrée, on leur offre un plumier qui leur rappelle leur enfance et chaque rainure se décompose en jours et en heures pour ne pas oublier la pilule pour se réveiller, celle pour baisser la tension, celle pour l’audition, pour les urines, la constipation, les hémorroïdes et le sommeil. Ah ! j’oubliais la déprime, et les pilules contre les effets secondaires des précédentes.

Il n’est pas rare de compter 10 à 12 médicaments alors que le plus souvent trois suffisent.

Le tiers payant intégral aux bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une couverture maladie complémentaire (ACS) à partir de juillet 2015 devra être supprimé. Il fait croire que la santé n’a pas de prix, d’où des abus déjà considérables alors que le déficit de l’assurance maladie est abyssal et s’aggrave régulièrement.

Ce tableau est sombre, je le reconnais, mais hélas réaliste ! Je vous donnerai dans ma prochaine lettre des propositions pour un avenir meilleur. Si vous n’êtes pas encore abonné et que vous voulez recevoir cette prochaine lettre, je vous invite à vous inscrire gratuitement ici.

Professeur Henri Joyeux

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

 

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux

Copyright

© Professeur Henry Joyeux

Lire la suite
785 lectures
0 commentaires

Nos partenaires