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STÉPHANIE BOITARD
NATUROPATHIE - SOIN ÉNERGETIQUE - 
CONSEILLÈRE EN NUTRITION
RÉFLEXOLOGIE ET SPÉCIALISÉE EN ONCOLOGIE
06.17.62.23.24
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CONSEILLÈRE EN NUTRITION
RÉFLEXOLOGIE ET SPÉCIALISÉE EN ONCOLOGIE
06.17.62.23.24

Le blog de Stéphanie Boitard

Retrouvez mes articles liés à la naturopathie, la réflexologie, les soins énergétiques et mes conseils en nutrition.

Henry JOYEUX n'a pas encore mis à jour sa biographie

Médecine du futur de région en région

Avec ma collègue et amie le Dr Berengère Arnal, gynécologue à Bordeaux, nous organisons une journée entière sur le thème de la Médecine du Futur le vendredi 17 avril prochain.

Notre objectif est de multiplier de telles rencontres de Région en Région, avec un grand public de plus en plus motivé et compétent et en symphonie avec les professions paramédicales. Celles des nutritionnistes, des ostéopathes, naturopathes, chiropracteurs et spécialistes en médecine traditionnelle chinoise dont nous mesurons de plus en plus souvent l’efficacité.

Nous voulons faire comprendre au plus grand nombre de personnes, les importantes complémentarités entre l’ultramodernité technique et technologique de l’imagerie, des robots, qui ont permis des progrès considérables… et toutes les méthodes ancestrales qui s’opposent ou se complètent et peuvent souvent éviter les excès des produits chimiques des laboratoires pharmaceutiques qui se justifient par des publicités agressives.

A Bordeaux, le 17 avril nous valoriserons toute la matinée tous les produits de la ruche pour notre santé après une belle introduction expliquant comment Prévenir le risque allergique par la nutrition. Seront passées en revue avec les meilleurs spécialistes scientifiques les indications des produits de la ruche, les miels et leurs pansements ; la propolis comme anti-asthmatique, anti-inflammatoire, anesthésique, antibactérien et antiviral ; la gelée royale et ses facteurs de croissance et lors des discussions l’intérêt de l’Apipuncture dans les maladies neuro-dégénératives.

L’après midi sera orientée vers la prévention des cancers et de leurs récidives si fréquentes. Notre collègue Bérengère Arnal nous dira comment éviter grâce à une phytothérapie adaptée, les traitements hormonaux de la ménopause si souvent proposés aux femmes en les culpabilisant si elles ne les prennent pas, en leur faisant croire qu’ils préviennent le cancer du sein, de l’utérus, l’ostéoporose et les pertes de mémoire alors que c’est l’inverse.

Nous évoquerons avec la grande spécialiste du Soja, le Pr Catherine Benneteau-Pelissero, son intérêt réel comme complément alimentaire à tous les âges de la vie. Un spécialiste Herboriste d’Aquitaine nous passionnera avec l’Aromathérapie et je terminerai par une grande conférence synthétique sur les relations entre Alimentation et Prévention des cancers.

Nous sommes à un tournant dangereux pour notre santé. Curieusement, les juristes du Conseil constitutionnel se jugent compétents médicalement et se spécialisent en médecine pour imposer ”constitutionnellement” la vaccination obligatoire, dont rêvent les laboratoires fabricants, pour les Bébés dès l’âge de 2 mois contre l’hépatite B et C, que l’on attrape par le sang et la drogue ; et la vaccination contre le cancer du col de l’utérus, lié à la multiplication des partenaires sexuels, chez garçons et filles dès 9 ans, sans réflexion ni formation adaptée.

Au collège on distribue la pilule, échantillon des labos, comme un bonbon, et les maternités n’auront l’accréditation que si elles pratiquent au moins 1 avortement pour 3 ou 4 naissances. Enfin, suprême décision d’une ministre de la Santé décidément peu respectueuse de nos libertés, les médecins n’auront plus la clause de conscience pour avorter comme pour l’euthanasie.

Une forme de dictature est en marche, d’autant plus dangereuse qu’elle est insidieuse [1] ! Mais dans le peuple, la révolte se prépare par le rejet massif de toutes ces injonctions arbitraires.

Quand la masse de nos députés nous propose la sédation profonde qui n’est autre que l’euthanasie, dictée par des directives anticipées ; quand l’Etat veut généraliser le tiers payant en prenant les médecins pour des fonctionnaires sans conscience et supprimer le secret médical du serment d’Hippocrate, il y a de quoi se faire du souci pour nos enfants et nos petits enfants. La personne humaine n’est plus respectée.

Raison de plus pour poursuivre notre mission d’information par tous les moyens modernes de communication afin que la résistance s’organise, pas pour rejeter tout en bloc mais en proposant les alternatives peu coûteuses, efficaces et sans effets délétères. C’est l’avenir.

Rendez vous donc le 17 avril à Bordeaux pour celles et ceux de la Région Aquitaine et Midi-Pyrénées qui sont intéressés.

Programme et inscriptions ici

A très bientôt.

Pr Henri Joyeux

Source :

[1] Edwy Plenel directeur de Médiapart dans son petit livre « Dire NON » la décrit parfaitement.

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux
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Votre foie vous parle quand il est malade (1)

À l’âge adulte, certains d’entre vous ne me ménagent pas.

Trop de sucres, d’alcool, de fer, à quoi s’ajoutent des troubles de l’immunité.

1. Trop de sucres : vers la stéatose

Les excès de sucres dont vous vous régalez sans en mesurer les effets négatifs, je les transforme en gras. Je deviens « foie gras », les scientifiques parlent de « stéatose hépatique ».

Pourtant je ne vis pas dans un corps d’oie !

Cette pathologie est régulièrement observée chez ceux qui peuvent afficher un simple surpoids, et a fortiori chez les personnes obèses.

Sachez qu’il est désormais démontré que l’obésité peut réduire l’espérance de vie de 8 ans et vous ôter jusqu’à 19 années de bonne santé, cela du fait du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires [1].

N’oubliez pas que les boissons très sucrées chez les très jeunes – canettes de soda, coca et autres toniques –, consommées régulièrement, sont le premier pas vers les canettes de bière et les cocktails alcoolisés dont on ne peut plus se passer au cours des fêtes, et qui peuvent être très toxiques sur le moment ou à la longue.

Enfin, les travaux les plus récents ont démontré́ une relation directe entre la progression de la fibrose en moi, votre foie, et l’existence d’un diabète, d’un surpoids ou d’une stéatose.

Les excès de sucres ne sont pas éliminés par les urines, la respiration, la sueur ou les matières. Ils sont conservés, stockés comme mauvaises réserves en notre corps. Un gramme de sucre apporte 4 calories et donc 2 grammes, 8 calories. Dès que vous arrivez à 9 calories vous formez un gramme de graisse qui se stocke dans mes cellules. Quand moi, le foie, je suis gavé de gras, ce qui vous crée des fatigues importantes, le gras va se stocker au delà, dans les seins chez les femmes, autour des hanches et dans le bassin chez les hommes. Plus moi le foie je suis gras, plus la fatigue générale vous crée des besoins en sucres ou en alcool. Vous entrez dans le cercle vicieux, de la dépendance aux sucres et assez souvent des alcools forts surtout chez l’homme. Surpoids, obésité et diabète sont les conséquences directes. Vous allez payer la facture très cher !

2. Trop d’alcool consommé sans modération et de façon chronique : en chemin vers la cirrhose puis le cancer

L’alcool consommé est rapidement absorbé au niveau de l’estomac et passe dans le sang, ce d’autant plus vite que des aliments à mastiquer n’ont pas été pris préalablement. Boire un alcool à jeun, surtout s’il est fort, est une erreur alimentaire de base.

Logiquement, on ne devrait consommer le vin qu’au milieu ou à la fin du repas.

Le taux d’alcool dans le sang, l’alcoolémie, s’exprime en grammes par litre de sang.

C’est moi, votre foie, qui le prend en charge. J’en élimine 90 %. Les 10 % restant sont pris en charge par mes amis les poumons avec l’haleine, et par les reins via les urines.

Je peux éliminer au maximum jusqu’à 2,4 g par jour en moyenne.

Au delà je m’associe aux sucres pour les stocker en gras.

Au-dessus de 3 g, je suis débordé, vous entrez dans le coma. À 5 g c’est la mort assurée.

Sachez que je ne peux éliminer que 0,15 g d’alcool à l’heure. Un seul verre de vin fait monter l’alcoolémie de 0,15 à 0,20 g/l, bien que cela dépende du gabarit et du sexe.

Chez la femme, l’impact du verre de vin est double par rapport à l’homme.

N’oubliez pas qu’entre 0,16 g/l et 0,50 g/l (de 1 à 3 unités d’alcool), les automatismes sont diminués et les gestes mal coordonnés. Vous perdez progressivement votre vigilance.

Prendre des habitudes alcooliques parce que vous n’en savez pas la portée, ou parce que vous êtes angoissé, c’est passer de l’euphorie à la déprime et à la dépendance, plus tard aux troubles psychiques par destruction des neurones.

Les alcools sont en cause dans bien d’autres maladies touchant la zone ORL, avec le palais de saveurs, le pharynx, le larynx, l’estomac et le pancréas… Ils sont aussi impliqués indirectement dans les cancers du sein et de la prostate par l’association alcool-tabac très toxique pour toutes ces zones du corps qui se conjuguent avec de mauvaises habitudes alimentaires. L’évolution cancéreuse sur telle ou telle zone du corps est alors fréquente.

À cela il faut ajouter l’hypertension artérielle qui fait le bonheur des fabricants d’hypotenseurs, les accidents vasculaires cérébraux, les atteintes cardiaques…

L’évolution vers l’insuffisance hépatique, avec la cirrhose irréversible, se produit vers 40 ans pour les hommes ; elle est plus précoce chez les femmes – vers 30 ans – du fait d’une capacité moindre à métaboliser l’alcool.

Quand moi, votre foie, je reçois trop d’alcool, mes fonctions normales peuvent s’interrompre. Vous m’obligez à détoxiquer l’alcool de mes cellules. Ainsi, des cellules meurent et se gavent de dépôts de graisses, s’ajoutant aux sucres qui ne manquent pas à vos addictions. Vous oubliez que le pain blanc se comporte comme du sucre, que tous les produits laitiers contiennent du lactose dont le pouvoir sucrant est de 0,16 quand celui du sucre raffiné est de 1.

N’oubliez pas que l’alcool est connu pour être un inhibiteur de la resynthèse du glycogène (stockage des sucres dans le foie) après un effort important. L’alcoolisation après une compétition sportive, alors que les réserves en sucres sont épuisées, est un contresens de santé que vous pouvez payer très cher.

J’oubliais de vous dire que l’alcool et les médicaments ne font pas bon ménage, en particulier ceux que les médecins prescrivent beaucoup trop facilement : les antidépresseurs, anxiolytiques, les somnifères, anti-inflammatoires, antibiotiques…

Quand vous m’inondez d’alcool, pour commencer je m’engraisse. Je fais d’abord de la stéatose puis, par l’inflammation, une hépatite dite alcoolique, à quoi succède assez vite une forme de réaction cicatrisante définitive : c’est la cirrhose [2] avec ses complications classiques, les hémorragies digestives, l’ascite avec le gros ventre plein d’eau et les troubles cérébraux que l’on résume à l’encéphalopathie. Et plus tard le cancer que l’on retrouve au bout de toutes les agressions chroniques que je subis.

Quand je deviens cirrhotique, je suis désolé de vous l’annoncer, ma maladie est alors irréversible

C’est surtout l’alcool dont vous m’inondez qui en est la cause. Se forme en moi de la fibrose qui ressemble à des travées épaisses qui me détruisent. J’essaye de survivre en construisant des nodules, mais je ne parviens plus à régénérer comme quand je suis à la fois bien nourri et respecté.

Je sais bien que vous n’êtes pas totalement responsable de ma cirrhose. On ne vous pas appris grand-chose à l’école sur mon compte. Vos parents ne vous ont pas expliqué mon importance dans votre corps…

Maintenant vous le savez. Vous devez pouvoir expliquer clairement combien j’ai besoin d’être connu, reconnu, respecté. C’est votre santé et celle de tous les membres de vote famille qui est en jeu.

En plus, rendez-vous compte que je peux dégénérer, c’est-à-dire évoluer vers le cancer dans les 15 à 20 ans qui suivent.

Les causes des cirrhoses sont donc :

La consommation excessive et prolongée d’alcool dans 50 à 75 % des cas. Les atteintes virales, nous le verrons, l’hépatite C dans 15 à 25 % des cas et l’hépatite B dans 5 %. Plus rarement, l’hémochromatose par trop de fer, des maladies métaboliques qui accumulent des graisses, des atteintes par destruction progressive du système immunitaire.

3. Trop de fer : vers l’hémochromatose

L’hémochromatose a fait l’objet d’une lettre spécifique que vous pouvez lire ici.

Ne passez pas à coté de la 1re maladie génétique qui touche 1 sujet sur 200 !

Si vous-même ou un membre de votre famille êtes concerné, je vous conseille de contacter sans tarder L’Association Hémochromatose France[3].

4. Quand le système immunitaire se déglingue : les maladies auto-immunes

C’est le système immunitaire qui marche à l’envers très progressivement.

Au lieu de me protéger, il m’attaque soit directement au niveau de mes cellules, soit en endommageant mes voies biliaires.

Trois maladies sont bien identifiées : la cirrhose biliaire primitive (CBP), la cholangite sclérosante primitive (CSP), l’hépatite auto-immune ou hépatite chronique active.

Passons en revue leurs caractéristiques essentielles.

La cirrhose biliaire primitive (CBP)

Elle atteint les femmes entre 40 et 60 ans plus souvent que les hommes. Les mauvaises habitudes alimentaires d’une famille font qu’on peut voir apparaître la même maladie parmi ses membres.

L’alcool n’est pas en cause mais le mieux est de ne pas en consommer, ou seulement à toutes petites doses pour ne pas risquer d’aggraver la situation.

Les voies biliaires ont des difficultés à éliminer la bile parce que les systèmes de défense en moi, votre foie, fonctionnent mal. J’évolue vers la cirrhose.

Les signes classiques au début sont peu perceptibles : une fatigue chronique, des démangeaisons plus ou moins fortes, une peau plus foncée, des petites bosses blanches sous la peau, parfois autour des yeux…

À un stade plus avancé, on peut observer une sécheresse des muqueuses, de la bouche, du nez, du vagin…, une atteinte de la thyroïde, des troubles articulaires, une mauvaise circulation sanguine des extrémités des doigts, ce qu’on appelle le syndrome de Raynaud.

Mon insuffisance peut devenir totale, car je deviens incapable de fabriquer les facteurs de la coagulation – j’ai des hématomes au moindre petit coup sur mon corps –, je ne peux plus éliminer la bile d’où une jaunisse progressive qui m’épuise, mes os deviennent transparents avec l’ostéoporose qui atteint tout votre squelette.

L’évolution sera d’autant plus lente que vous changerez vos habitudes alimentaires en consommant plus de produits végétaux qu’animaux.

Vous avez intérêt à supprimer évidemment vins et alcools forts, tabac et/ou haschich évidemment, tous les produits laitiers qui apportent trop de protéines, de sucres (lactose) et de gras que je ne peux pas gérer correctement avec mes cellules fatiguées, épuisées.

Vous devez boire beaucoup d’eau sous quelque forme que ce soit (2,5 litres par jour) pour tenter de diluer la bile afin qu’elle s’évacue mieux par des canaux biliaires rétrécis, et veiller à avoir des urines claires…

Eviter tous les médicaments inutiles qui aggravent ma surcharge.

Restez au plus près de la nature et évitez la chimie.

Je conseille fortement aux médecins de faire réaliser à leur patient le plus simple, le meilleur et le moins coûteux bilan bionutritionnel, celui de Nutergia.fr qui donne d’excellentes indications pour éventuellement prescrire des compléments naturels qui peuvent protéger le foie, tel le Desmodium; et le drainage avec des plantes telles qu’Artichaut, Chardon Marie, ou Romarin (Ergydraine et Ergy-épur).

Si vraiment vous n’êtes pas amélioré, alors mieux vaut me remplacer par la transplantation.

La cholangite sclérosante primitive (CSP)

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une atteinte des voies biliaires qui se sclérosent, on peut dire vieillissent prématurément en diminuant de calibre. C’est l’inflammation qui en est responsable. La bile s’accumule dans mes cellules, passe en partie dans le sang, d’où la jaunisse.

Elle atteint davantage les hommes que les femmes, est souvent associée à une atteinte inflammatoire du côlon sous la forme d’une colite ulcéreuse.

Il s’agit donc très certainement d’une maladie en partie liée à de fort mauvaises habitudes alimentaires.

Les signes cliniques sont les mêmes que ceux de la CBP à quoi s’ajoute, en plus, la fièvre avec frissons due à l’infestation de la voie biliaire par un ou plusieurs germes du tube digestif qu’il faudra évidemment éradiquer avec des antibiotiques adaptés.

Les conseils nutritionnels donnés dans la maladie précédente (CBP) sont donc les mêmes pour la CSP.

À un stade irréversible, la seule solution est le changement de foie par transplantation.

L’hépatite auto-immune ou hépatite chronique active

C’est l’inflammation chronique du foie. Le système immunitaire de moi, votre foie, m’attaque plus ou moins lentement au lieu de me protéger.

Certains globules blancs, normalement destinés à combattre les infections, attaquent mes cellules hépatocytes, les considérant comme des substances étrangères comme s’il s’agissait de microbes.

Les virus des hépatites pourraient être en cause, comme certains médicaments que je n’aime pas ou trop de métaux lourds, cuivre, fer…

La maladie n’est pas contagieuse, mais on peut observer dans la famille différents autres cas de maladies auto-immunes touchant la thyroïde, les articulations, le système oculaire sous forme d’uvéite qui se traduit d’abord par un œil rouge.

Les conseils nutritionnels donnés plus haut, associés à une bonne et saine activité physique, seront utiles et peuvent retarder la maladie.

La révélation du début de la maladie est assez souvent l’augmentation dans le sang du taux des enzymes hépatiques avant les signes cliniques classiques.

Au maximum de la maladie, la seule solution est de me remplacer par transplantation.

Il est évident que l’hygiène, la consommation d’eaux non polluées, les comportements de santé dans la vie quotidienne sont à la base de la prévention des maladies qui peuvent m’atteindre, moi, votre foie.

Nous le verrons encore avec les hépatites, que je traiterai à part, dans une prochaine lettre. Et il restera les atteintes tumorales bénignes ou malignes, donc cancéreuses.

À bientôt, chers amis de la Prévention Santé. Ne gardez pas pour vous toutes ces informations. Faites les circuler dans vos familles, auprès de tous vos amis.

Vous êtes 308 000 à recevoir cette lettre chaque semaine.

Conseillez à tous vos amis de s’abonner en renseignant simplement leur adresse email ici. Cela fait une année que je vous écris toutes les semaines. Nous allons prochainement faire le bilan. J’ai encore tellement de choses à vous dire pour Votre Santé.

A la semaine prochaine,

Professeur Henri Joyeux

Sources :

[1] The Lancet Diabetes and Endocrinology , du 4 décembre 2014 [2] Du grec ancien κιρρός qui veut dire « jaunâtre », car le foie cirrhotique prend effectivement une couleur qui vire du marron au jaunâtre. [3] Semaine nationale de l’hémochromatose : 2 – 7 juin 2015

Association Hémochromatose France : Hemochromatose.fr, Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

 

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux
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La santé le plus tôt possible, par Christine Bouguet-Joyeux

Chers amis de la santé,

Ma lettre d’aujourd’hui est à propos du livre « Je cuisine en chantant pour ma santé » de Christine Bouguet-Joyeux, nutritionniste, auteur. (ChristineBJoyeux.com)

Vous venez de publier un livre qui concerne les enfants de 4 à 12 ans. 
Mais à 4 ans, l’enfant ne sait pas lire ?

Christine Bouguet-Joyeux : Ce livre s’adresse à l’enfant dès 4 ans, certes, mais pas à lui seul. Il doit être accompagné, soit au niveau de sa famille, soit au niveau de la structure pédagogique dans laquelle il est accueilli et pris en charge.

Il ne sait pas lire mais il voit et il entend, et il peut répéter si cela lui plaît !

En effet, les pages offrent pour chaque thème, de façon ludique, des comptines et chansons, offertes dans un CD à la fin du livre, ponctuées par des petits personnages complices et expressifs. Et le message principal est présenté de manière simplifiée dans les titres, laissant la place pour explications et dialogue avec un adulte ou un grand, sur la base des textes de synthèse.

D’où vous vient cette idée d’écrire à des enfants, après vos deux livres « Guide pratique de gastronomie familiale – Art et plaisir pour la santé » et « Tout à la vapeur douce – 100 nouvelles recettes » ?

Je donne beaucoup de conférences et dispense des formations sur la nutrition et la santé aux adultes dans un cadre principalement associatif. Ayant affiné une pédagogie, et ayant moi-même beaucoup utilisé la cuisine comme atelier interactif pour occuper et éduquer mes six enfants, trois filles et trois garçons, j’ai reçu des demandes et accepté de faire quelques formations pour les plus jeunes : très vite, ayant commencé à écrire sous forme de fiches, j’ai constaté les limites de ce type d’atelier pratique, lorsqu’on ne voit les enfants qu’une fois dans un temps très court.

Je me suis alors orientée vers un livre dont chaque double page contient une leçon sur un thème précis de nutrition. Mais dans un souci de pédagogie et de proximité avec les enfants, j’ai eu envie de jouer avec eux à travers ce livre : alors j’ai écrit sous forme de chansons et comptines, puis conçu un petit personnage, intermédiaire sympathique, qui apporte vie, complicité et proximité.

Quant aux recettes, indispensables pour rendre efficace un livre de nutrition, elles reflètent pour beaucoup nos expériences culinaires en famille, et surtout de très bons moments ! Elles sont un moyen bien sûr d’occuper les enfants, de leur faire comprendre la nutrition comme une belle histoire pleine de sens, et de mettre en pratique en s’amusant, et en chantant, de nouvelles habitudes de cuisine, bonnes pour la santé de tous !

Que voulez-vous leur dire ?

Je veux leur dire non pas des mots, ils en reçoivent beaucoup, mais plutôt leur ouvrir une porte, éveiller leur intérêt de manière concrète et amusante, pour la nutrition, source de leur santé, à travers une cuisine simple et ludique. Leur faire comprendre l’importance des différentes étapes de la nutrition dans leur corps avant de leur apprendre à choisir et a préparer ! Toutes les étapes comptent, aucune n’est anodine. Et tout cela est ancré dans de petites captures d’écran de leur propre quotidien à travers les chansons, les comptines, les illustrations.

Comment avez-vous fait avec vos 6 enfants, 3 filles et 3 garçons ?

Tout naturellement ! Tous les enfants aiment créer, fabriquer, manipuler : ce sont des artistes naturels ! Très vite, j’ai remplacé pâte à modeler et pâte à sel par de la pâte tout court, qu’on peut triturer tant qu’on veut avant d’en faire des gâteaux de toutes formes qu’on peut cuire et manger. À condition de la laisser reposer ! « Au coin ! »

Tout commence par les mains et finit dans la bouche – le palais des saveurs ! – c’était mon secret pour les occuper. Et petit à petit ils ont appris à faire plus, avec moi, ou tout seuls de plus en plus souvent.

Ils savent tous cuisiner ?

Certainement, comme des chefs ! Ils sont tous partis de la maison avec un cuit-vapeur et ont tous le guide pratique, dont ils critiquent parfois les coquilles ou les recettes. Ils ont tout suivi de mes propres évolutions avec la cuisson vapeur douce, et sont tous d’excellents cuisiniers qui créent leurs recettes et jonglent avec la cuisson vapeur. Et ils font des émules…

Votre livre est hors du temps ?

Oui, parce que la nutrition est une connaissance que chacun doit acquérir et pouvoir appliquer ! Et si vous voulez expliquer clairement quelque chose, il faut le dire pour des enfants : avec des mots simples et de façon très complète, en donnant l’essentiel, et avec des moyens de mettre en pratique simples et efficaces. Ce qui est simple est durable et s’adresse à tous !

J’ai donc refusé des graphismes compliqués et surchargés de couleurs qui auraient occulté le texte, refusé les photos qui ne montrent pas l’essentiel, j’ai dessiné moi-même comme je les sentais toutes les illustrations en fonction et en complément du texte, et j’ai eu la chance de pouvoir trouver des enfants et une merveilleuse maître de chœur, Flora, qui ont accepté de grand cœur de contribuer au projet, en chantant et en récitant mes chansons et mes comptines ! Belle aventure, qui est concrétisée par le CD offert avec le livre afin que les enfants puissent cuisiner en chantant avec Maminie, pour leur santé !!!

Qui est Maminie ?

Maminie ? C’est la souris ! C’est une maman, un intermédiaire et un complice qui fait qu’on se sent bien dans la cuisine, et qui va aider à faire de bonnes choses en chantant !

C’est mon ambassadrice, puisque je ne peux pas former moi-même directement tous les enfants qui vont s’activer sous sa direction, mais j’ai bien envie de les voir faire et d’y mettre mon nez, dans leur cuisine…

Accessoirement, c’est mon nom de grand-mère. Il va bien à une souris, non ?

Comment utiliser un tel livre avec les enfants ?

Il faut le lire avec eux, en prenant son temps, deux pages par deux pages, et en leur expliquant ce qui est écrit s’ils ne savent pas lire.

Les titres s’adressent aux plus petits, écrits en caractères scolaires, et les parties plus techniques ou scientifiques sont en caractères d’imprimerie, précédées d’un petit livre ouvert.

Une double page représente un message, et il faut y rester le plus longtemps possible, en leur faisant observer et commenter les images, lire les comptines et les chansons puis les écouter, les chanter !!! L’enfant montrera seul s’il a compris et s’il en a assez, mais l’important est qu’il soit le principal acteur et que l’adulte soit son guide ! Après les quatre premières leçons, on peut aller voir du côté des recettes pour faire un peu de pratique. Les premières sont du bricolage qu’on va pouvoir grignoter ou offrir aux grands, en respectant les conseils des leçons du début du livre sur la première étape de la digestion : mastiquer, saliver, ne pas avaler des morceaux !!! C’est en pratiquant qu’on installe de bonnes habitudes !

Et les chansons et comptines ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

Un exemple qui va vous interpeller :

Les dents il faut s’en servir, C’est pas fait que pour sourire / S’en servir ça les rend fortes, De croquer ça réconforte / Faut toujours bien mastiquer, Ça permet de saliver / Dans la bouche croque, écrase Mélange tes aliments…

Mais il faut les entendre, vous aurez des surprises !

La Ronde des Légumes - Christine Bouguet-Joyeux Youtube(Découvrez-les ici)

Donnez-vous des formations aux enfants, aux familles ?

Surtout aux familles, et plus rarement aux enfants puisqu’on ne peut pas leur faire passer beaucoup de messages en deux heures de temps ! C’est pourquoi j’ai écrit ce livre, qui veut être un compagnon de route en musique.

Mais quand je les prends en groupe, je leur fais faire du pain !

Et comme je n’atteindrai pas toutes les familles, je vais vers les enfants. Ils sont trop souvent en mauvaise santé à cause des habitudes transmises par leur environnement, très ponctué par la pub et les modes ! Ils en sont les premières victimes… Et puis je pense qu’ensuite ils feront passer le message, les enfants sont d’excellents ambassadeurs !

La vérité sort souvent de la bouche des enfants !

Régalez-vous avec vos petits !

Professeur Henri Joyeux

Site de Christine Bouguet-Joyeux : ChristineBJoyeux.com

Avec Maminie je cuisine en chantant pour ma santé, Christine Bouguet-Joyeux, Éd. du Rocher 2015

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement

Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux
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Loi Santé : des propositions pour l’avenir

Dans ma dernière lettre, je vous dressais un tableau très critique de notre système de santé publique, lié notamment à la puissance des lobbies.

Car, évidemment, changer de comportements, adopter un mode de vie plus sain ne coûte rien. Il suffit d’expliquer, d’informer et de répéter. Faudra-t-il l’imposer aux médias ? À quoi servent les chaînes publiques qui ne savent que copier les privées dans une concurrence acharnée ?

Manger mieux et meilleur, cela ne veut pas dire suivre un régime et se faire plumer le portefeuille au prorata de votre poids, et faire le yoyo, pour recommencer avec une autre méthode qui vous exploite un peu plus. Apprendre à cuisiner bon et rapide, à préparer une bonne soupe à partager en famille, en laissant les sachets coûteux et sans goût, implique une information simple, justifiée pour la santé. Certaines mairies les ont mises en place pour des économies familiales et de santé évidentes.

Comprendre comment notre corps sélectionne des déchets, savoir reconnaître leur importance et ce qu’ils nous disent de nos habitudes alimentaires bonnes ou mauvaises, n’est pas si compliqué !

Il existe tant de manières d’accommoder des produits sains et simples à des coûts raisonnables et pour des goûts véritablement délicieux, sans exhausteurs ni arômes.

Distinguer la prévention inutile de celle qui est nécessaire

La loi de santé publique déresponsabilise, au lieu d’entrer dans la nouvelle ère de la responsabilité du patient, qui est une nécessité car elle respecte et stimule les qualités humaines d’intelligence et de discernement. Cette loi est dangereuse pour les malades car elle crée en plus la rupture du secret professionnel. C’est la socialisation de la médecine qui transforme le médecin en petit fonctionnaire qui n’a plus à réfléchir, seulement à appliquer des protocoles imposés par des statistiques et des industriels.

Les frottis vaginaux sont destinés à rechercher une anomalie sur le col de l’utérus liée à un papillomavirus. C’est une maladie sexuellement transmissible, mais curieusement très peu de femmes le savent. On pratique chaque année en France 6 millions de frottis alors que 500 000 seulement sont nécessaires. Chaque frottis coûte à la société 50 euros. Pourquoi ne pas informer clairement les femmes, dans le secret du cabinet médical, pour qu’elles soient responsabilisées et décident elles-mêmes si elles ont besoin ou non de cet examen ?

Mieux encore, on cherche à imposer la vaccination des garçons et filles dès 9 ans, donc en fin de primaire, contre les virus qu’on n’attrape assurément pas en regardant les étoiles. Après un vaccin (tétravalent) couvrant 4 papillomavirus, on nous prépare un vaccin contre 9 papillomas [1]. Cela rapporte plus de milliards que d’expliquer aux enfants, selon leur âge, l’évolution de leurs attirances affectives et sexuelles, lesquelles nous différencient des animaux.

Les vaccinations sont largement proposées mais, à juste raison, certaines familles résistent.

Est-il vraiment nécessaire de vacciner tous les enfants à l’âge de 2 mois contre l’hépatite B ou C, quand la plupart des parents ne sont pas porteurs du virus ; virus que l’on attrape par la drogue, les rapports sexuels, ou si l’on appartient au milieu médical, surtout chirurgical ?

Le dépistage généralisé du sida est une aberration qui démontre l’incapacité ou la peur de signifier avec délicatesse et justesse, sans discriminer, quelles sont les personnes les plus exposées qui, elles, ont besoin de ce dépistage.

L’incitation à l’IVG sur tout le territoire, sans se poser la moindre question éthique, alors que les conséquences ne sont pas anodines, et cela sans jamais responsabiliser les hommes. Le fait que nous n’ayons pas été capables d’en réduire le nombre (220 000 par an depuis 1975) par une éducation sexuelle intelligente, adaptée à l’âge, démontre une autre incohérence majeure des responsables politiques. Évidemment, on refuse d’en mesurer les conséquences démographiques et économiques. Une nouvelle loi sur l’adoption s’impose, adaptée à la modernité, où le don gratuit fera place à l’abandon culpabilisateur.

Pour comprendre la santé, il faut être sur le terrain et pas seulement dans les cabinets ministériels.

La télévision, regardée pour des bêtises, ne serait-elle pas capable de faire passer des messages intelligents de prévention ? Nous avons pu le vérifier sur une seule minute avec des élèves du grand mime Marceau, qui savent exprimer de manière ludique avec gestes et mimiques des comportements de prévention de nombreuses maladies.

Des professions paramédicales de plus en plus compétentes

Le coût d’une consultation de généraliste doit atteindre au moins 30 euros quand elle dure plus de 30 minutes, et pourquoi pas 50 quand elle dure une heure ou plus ?

Paradoxalement, ceux qui prennent leur temps sont les naturopathes, ostéopathes, chiropracteurs de mieux en mieux formés. À la différence de trop nombreux médecins qui sont débordés par une paperasserie qui ne sert qu’à les contrôler, ces professionnels paramédicaux prennent le temps d’interroger le patient, de l’examiner sous toutes ses coutures et le soulagent souvent pour les maladies bénignes en utilisant des conseils nutritionnels ou une phytothérapie adaptée à chaque cas. Les mutuelles commencent à rembourser de tels soins parce qu’elles ont compris les nombreuses économies qu’elles peuvent ainsi réaliser.

L’alimentation à la base de la santé

La prise de conscience par certains publicitaires des méfaits de leur profession trop orientée vers le business, sans tenir le moindre compte de la santé des consommateurs, permet d’espérer l’apparition de conseils vraiment utiles à la santé. Conseiller en bas d’écran de télé, sous une publicité de yaourt aux fruits, de « consommer 5 fruits et légumes par jour » est notoirement insuffisant. Le cynisme des publicitaires a des limites.

Les boissons énergisantes source de surpoids-obésité, d’excitation artificielle, mais promues sur tous les stades, ne sont liées qu’aux sommes colossales investies par les sponsors, proportionnelles à la consommation des jeunes manipulés dans toutes leurs rencontres musicales et sportives.

Pourquoi la semaine du goût est-elle sponsorisée par les lobbies du sucre alors que les addictions au sucre sont responsables de tant de maladies chez les enfants ?

Les produits industriels ne sont conçus que dans l’objectif d’une consommation sans limite, au détriment du temps de préparation, en manipulant les produits de l’agriculture, en ajoutant conservateurs, exhausteurs de goût, faux sucre… au mépris des agriculteurs.

Les syndicats de paysans sont manipulés par les lobbies de l’agriculture productiviste qui veulent imposer leurs semences à renouveler chaque année. Ils veulent effacer le droit ancestral du paysan à produire et sélectionner sa propre semence !

Impossible de donner une conférence au Salon de l’agriculture afin de justifier l’intérêt, pour la santé du plus grand nombre, de l’agriculture biologique, de l’agrodynamie, de la permaculture, sous le prétexte qu’on ne peut ainsi nourrir la planète, ce qui est faux, et alors que ces procédures culturales sont créatrices d’une économie vertueuse et d’emplois de qualité en pleine nature.

Un ministère d’Etat chargé de la Santé et de l’Agriculture

Les politiques actuels sont paralysés par la réduction du nombre d’emplois. Ils n’en ont jamais créé personnellement. Ils sont plutôt experts en création de chômeurs. Incapables de percevoir l’avenir sauf en termes d’injustices et inégalités de santé que par ailleurs ils entretiennent. La confiance ne peut revenir avec de telles équipes.

Construire l’avenir, c’est préparer d’abord la jonction avec une agriculture tournée vers la santé publique, en reconnaissant l’agriculteur comme premier acteur de santé.

Cela méritera un profond changement de mentalité chez les femmes et les hommes qui nous gouvernent. Nous voulons, pour nous représenter, des créatifs, des gens sérieux et fidèles, qui respectent le travail original qui ouvre les voies de l’avenir. Le grand public est prêt. Le bonus/malus en matière de santé devient possible, car pourquoi certains payeraient-ils les comportements de santé aberrants d’autres qui profitent indûment d’une générosité sociale excessive ?

La loi de santé risque de passer en force, comme d’autres. Il faut s’y opposer de toutes nos forces.

Professeur Henri Joyeux

Chirurgien-cancérologue

Ancien président de Familles de France

Membre du CESE

[1] The New England Journal of Medicine, février 2015

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Santé publique : la loi du plus fort

LES NON-DITS EN SANTÉ PUBLIQUE DOIVENT ÊTRE PRIS EN COMPTE POUR PRÉPARER L’AVENIR 

Les politiques rêvent de réduire les coûts de la santé.

Mais les solutions qu’ils proposent n’ont aucune chance d’être efficaces. Voici pourquoi :

Un constat sans concession

- La médecine : un business pur et dur 
L’augmentation considérable du nombre de malades atteints de maladies de civilisation liées à des comportements contraires à la santé devient un vrai business. Le diabète, le surpoids et l’obésité, les maladies auto-immunes… des rhumatismes à l’Alzheimer ou Parkinson toutes ces maladies remplissent les cabinets médicaux qui traitent les symptômes plus que les causes réelles. On réduit l’inflammation sans en connaître l’origine.

On donne des antihormones quand les hormones, comme contraception ou au moment de la ménopause, sont responsables des cancers du sein, de l’ovaire et de l’utérus ; et on tranquillise les patientes en leur soutenant mordicus que, grâce à ces traitements qui n’ont rien de naturel, leur cancer est de bon pronostic.

On diagnostique, avec des ostéodensitométries paramétrées pour faire peur, des fractures ”invisibles” pour stimuler, au-delà de 50 ans, la prise de médicaments contre l’ostéoporose en agitant le spectre du fauteuil roulant.

On paramètre sur les analyses des laboratoires des taux normaux de cholestérol très bas de telle façon que les patients les dépassent, le but étant de prescrire des statines.

Les associations contre le cancer en sont toujours, dans le domaine de la prévention, au tabac et à l’alcool, en assimilant vins et alcools forts. L’Etat, encore récemment, démontre qu’il préfère les taxes des cigarettiers qui s’enrichissent sur le dos des malades. Pas question de parler des autres causes qui risquent de bousculer des lobbies puissants.

Les médias répètent en chœur les mêmes slogans. Trop de médecins font de même, formatés par les enseignements postuniversitaires organisés par les laboratoires pharmaceutiques dont les budgets publicitaires montent à des hauteurs vertigineuses par rapport à leurs budgets recherche. Les labos en font leurs choux gras, voient leur cotation en bourse grimper dès que leur service de communication annonce qu’une nouvelle molécule va guérir le cancer, le sida ou toute autre maladie.

Pourtant, nombre de ces maladies seraient évitables en changeant de comportement, mais pas question de le dire. Il faut satisfaire les actionnaires ! Que les labos gagnent bien leur vie est normal, mais que les actionnaires gagnent de l’argent sur le dos des malades reste très discutable sur le plan éthique. Je sais bien qu’on leur fait croire qu’ainsi la recherche avance plus vite. Ainsi la collusion entre la médecine et les labos a-t-elle permis de créer de nouvelles maladies qui rapportent gros et plombent toujours plus nos charges sociales, taxes et impôts.

- L’euthanasie et l’eugénisme : faire croire au progrès social 
Quand on est incapable de donner un toit et du travail à tous, quand on accroit les impôts pour maintenir un train de vie somptueux à l’Etat et créer des emplois bidon pour dire qu’on a fait baisser le chômage, on amuse la galerie.

C’est le travail du dimanche, ou des sujets plus sérieux tels que l’euthanasie. Elle change tout simplement de nom, et devient sédation profonde, imposée à l’équipe médicale soupçonnée – par les médias et les conseillers politiques qui ne voient jamais de malades – d’acharnement thérapeutique sur les malades et d’incapacité à calmer les douleurs.

C’est aussi une forme d’eugénisme, de sinistre mémoire, qu’on nous fait passer : mais réalisée en douceur par les blouses blanches et les ”grands” chercheurs qui expérimentent avec l’humain au début de sa vie mais ne font en rien avancer la science. Expérimenter sur l’humain coûte moins cher que de le faire sur des embryons de babouins !

Nous sommes en pleine régression sociale, justifiée par une pseudo-démocratie participative où les citoyens, de bonne foi sur des sujets qui dépassent leurs compétences et qu’on leur présente comme scientifiques, sont manipulés ou anesthésiés. Et les Unions nationales d’associations financées par l’Etat ne font pas mieux. Elles ne servent qu’à justifier un Etat impuissant qui ne défend que ses intérêts. Une grande réforme s’impose.

Quant au Conseil de l’ordre des médecins, il reste trop souvent aux ordres !

- La médecine au quotidien : vers le burn out
Pendant ce temps, sur le terrain, les médecins œuvrent comme des forçats, obligés de voir 40 patients par jour à 23 euros la consultation après dix ans d’études, quand le plombier vous en demande 50 pour régler une fuite d’eau. Les suicides de médecins ne sont plus rares, inquiètent moins que ceux qui se produisent en prison : le corps médical est épuisé par des exigences de plus en plus grandes, des retards de paiement, une paperasserie invasive qui contrôle leurs moindres prescriptions et tue.

Dans les hôpitaux, les urgences sont surchargées par la bobologie et l’on risque de laisser passer des maladies très graves.

Quand on arrive en maison de retraite, le code est à l’intérieur car la plupart des pensionnaires cherchent à retourner chez eux. À leur entrée, on leur offre un plumier qui leur rappelle leur enfance et chaque rainure se décompose en jours et en heures pour ne pas oublier la pilule pour se réveiller, celle pour baisser la tension, celle pour l’audition, pour les urines, la constipation, les hémorroïdes et le sommeil. Ah ! j’oubliais la déprime, et les pilules contre les effets secondaires des précédentes.

Il n’est pas rare de compter 10 à 12 médicaments alors que le plus souvent trois suffisent.

Le tiers payant intégral aux bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une couverture maladie complémentaire (ACS) à partir de juillet 2015 devra être supprimé. Il fait croire que la santé n’a pas de prix, d’où des abus déjà considérables alors que le déficit de l’assurance maladie est abyssal et s’aggrave régulièrement.

Ce tableau est sombre, je le reconnais, mais hélas réaliste ! Je vous donnerai dans ma prochaine lettre des propositions pour un avenir meilleur. Si vous n’êtes pas encore abonné et que vous voulez recevoir cette prochaine lettre, je vous invite à vous inscrire gratuitement ici.

Professeur Henri Joyeux

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L’haptonomie : à toutes les familles qui attendent un bébé

À toutes les familles qui attendent un bébé et à celles qui prévoient d’en avoir un l’année prochaine : l’haptonomie.

Peut-être est-ce parce que nous attendons nos 12e et 13e petits-enfants que j’ai pensé utile de vous faire connaître l’haptonomie. Elle s’inscrit fort bien dans une perspective de santé humaine qui se veut la plus complète possible.

Pour en parler, rien ne vaut d’aller à la source du fondateur de cette science et de parcourir son gros livre, très complet mais touffu et répétitif, de près de 600 pages (publié aux Puf, 9e édition 2007). Je viens de le relire pour vous le résumer : « Haptonomie – Science de l’Affectivité – Redécouvrir l’Humain ». Il s’appuie sur une éthique humaine fondatrice.

L’haptonomie, c’est la science du toucher et de l’affectif 

Elle a été créée suite aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale et développée pendant un demi-siècle par Frans Veldman, un chercheur en sciences de la vie d’origine hollandaise.

Dès 1980, il est venu vivre dans notre belle région Languedoc–Roussillon, dans le petit village d’Oms. Il y fit un énorme travail autour de la naissance, malheureusement encore trop méconnu.

L’haptonomie a pour objectif la structuration « du sentiment de la sécurité de base », si primordial pour le bon déroulement de la grossesse et de la naissance. Elle aide au développement psychomoteur du petit enfant, mais aussi pour l’approche du handicap quand c’est nécessaire.

Notre vie commence par l’apparition d’une libido vitale,  présente dans les qualités archaïques du tact primitif

Aujourd’hui encore, un nourrisson ne peut être conçu sans mère et père, au moins biologiques. Pour lui, la solitude n’existe pas. L’haptonomie est la science non pas du paraître mais de l’apparaître. Elle concerne la future mère, évidemment l’enfant, et le futur père. Elle propose à chacun, être social, de développer son être et sa mémoire affective. Notre mémoire s’origine dès la vie intra-utérine dans le toucher, d’une extrême importance pour tout un chacun (voir ma lettre de Noël, temps de la douceur, « Votre peau vous parle »).

Ainsi Veldman affirme que, dès le premier jour de la vie intra-utérine (nous ne sommes alors pas plus grands qu’un grain de sable), existe un droit à l’existence et à la confirmation affective de son être. Toute privation de ce droit est un mal en soi.

L’haptonomie devient alors un art de vivre humain, la science des fondations des relations humaines, et peut être utile de la conception à la fin de vie.

L’accompagnement haptonomique

Les perceptions de l’enfant dans le giron de la mère : « maman avant la naissance »

Veldman est très clair :

« La disposition psychique de la mère à l’égard de l’enfant est importante, des facteurs tels que réceptivité, inclination, sentiment de joie, d’amour ou au contraire refus, négation, peur, haine… exercent une influence parfois déterminante sur les possibilités d’épanouissement et d’existence de l’enfant. Il ne faudrait pas sous-estimer en ce domaine le rôle du père qui influence grandement cette disposition maternelle. » 

La recherche haptonomique a mis en évidence l’existence d’échanges intra-utérins importants entre la mère et son enfant très tôt pendant la grossesse. Se développent également de tels échanges entre les deux parents et l’enfant par des contacts affectifs, psychotactiles très doux et verbaux, internes et externes, pratiqués dans cet ordre.

C’est là que s’enracinent des vies complètes, incomplètes ou mutilées. L’épanouissement d’une vie libre, épanouie, est donc dans une large mesure préconditionnée et prédéterminée par le vécu avant la naissance.

Cela ne veut pas dire que les erreurs d’origine ne sont pas rattrapables. La résilience reste toujours possible, mais elle sera d’autant plus facile à construire que les circonstances ultérieures de la vie familiale et extra-familiale y contribueront.

Un accueil glacial privé d’amour – premier abandon, première solitude – peut être vécu et engrammé dans les toutes premières cellules encore totipotentes, celles qui font mémoire.

L’haptonomie exerce donc ses influences affermissantes d’existence chez l’enfant qui n’est pas encore né. C’est ce qu’elle révèle par l’approche et l’accompagnement pré, péri et postnatal des parents et de leur enfant. C’est un langage de rencontre, un langage affectif, qui se met en place et évolue jour après jour… le prolongement miraculeux de notre corps que découvrait le philosophe Merleau-Ponty.

La place du père est primordiale pour le fondateur de l’haptonomie : « papa avant la naissance » 

« Le père doit être conscient de sa responsabilité car il lui revient au premier chef de garantir la viabilité de l’enfant dans le vrai sens du mot, dans le meilleur des cas en permettant les circonstances (en premier lieu affectives) dans lesquelles la mère pourra se consacrer entièrement à sa tâche, quand elle le veut et le peut. » 

Veldman ajoute fortement :

« Si l’on veut évoquer une place de serviteur, elle est plutôt du côté de l’homme ; plus encore quand il devient père, en respectant et en honorant le fait que la femme porte en elle le secret de la vie, et en lui offrant toutes les possibilités de vivre son état de mère. Dans la relation père-mère, il n’existe donc ni hiérarchie ni pouvoir. » 

Le père remplaçant reste un père de substitution, qui ne peut jamais remplir totalement la place d’un père biologique présent et affectueux. Les enfants adoptés connaissent ce problème de la recherche de l’origine, (nostalgie de l’origine) qui se manifeste tôt ou tard, à partir du moment où l’enfant est mis au courant de son adoption.

À propos de l’adoption : ne plus parler d’« abandon » mais de « don »

Sur ce sujet, la société s’est gravement fourvoyée au détriment de la mère et de l’enfant en parlant trop souvent d’abandon. Nous n’aborderons pas la GPA avec tout ce qu’elle comporte de business et d’antihumain. Elle est contraire à l’éthique la plus élémentaire.

L’adoption engage simplement une mère, ou un couple père-mère qui ne peut, au moment de la naissance et plus tard, assurer la vie et l’éducation de l’enfant, ni lui donner tout l’amour dont il a besoin pour se construire.

Il faut donc changer de paradigme, quitter culpabilisation et discrimination, comme autrefois les filles-mères, pour considérer l’adoption comme une forme de don, et même le plus beau cadeau qu’une mère ou un couple puisse faire à une autre famille. C’est aussi le plus beau cadeau à faire à son enfant qui a tant besoin de tendresse et d’amour.

Le récent déclin très net des adoptions internationales interroge quant à ses causes, face au maintien du nombre inchangé des interruptions de grossesse en France, 220 000 chaque année. Ainsi les spécialistes affirment [1] s’attendre à une augmentation des demandes de procréation médicalement assistée (PMA) ainsi que de gestation pour autrui (GPA) pour infertilité sociale. L’incohérence des adultes est-elle source d’équilibre et de bonheur pour l’enfant [2] dont l’intérêt est supérieur en comparaison du leur ?

Pendant la grossesse, l’haptonomie apaise la maman, éveille sa conscience car le corps présent en elle n’est pas « objet » mais « sujet ». Le bébé perçoit sensations subliminales, empreintes et engrammes, qu’il enregistre en mémoire respectivement à court, moyen et long terme.

Quand il voit une femme enceinte, mon collègue Bernard This commence sa consultation en disant « Bonjour au bébé ». Il a fondé en 1979 la première maison verte sur les conseils de Françoise Dolto. Il fut un des premiers défenseurs de l’accouchement sans douleur et fervent militant de la paternité malheureusement fort perturbée, responsable de tant de violences chez les jeunes, en ce temps dit post-moderne [3].

À la suite de Veldman, il a démontré que l’enfant in utero entend et reconnaît aussi la voix pleine de tendresse de son papa, génétique ou adoptif : celui qui vit auprès de sa mère. Il a obtenu pour l’enfant l’entrée des pères en salle d’accouchement.

Il a bien développé et fait connaître « ce toucher très spécial, ce contact apaisant qui, très tôt, permet d’entrer en relation avec le bébé in utero, afin de lui procurer une “sécurité de base”». Dans son groupe de recherche et d’étude du nouveau-né se côtoient des spécialistes de la naissance, y compris des vétérinaires qui ont parfois le sens de la vie plus développé que certains.

De plus en plus de sages-femmes ont appris et appliquent l’haptonomie qu’elles enseignent aux futurs parents ensemble pour le plus grand bonheur de la famille. Les séances de trois-quarts d’heure à une heure doivent être échelonnées dès le 5e mois, selon les besoins.

La maman et le papa apprennent à prendre contact avec bébé. Ils commencent par poser délicatement leurs mains sur le ventre maternel, pour faire signe au bébé. Leurs mains affectueuses sont placées à plat, couvrant progressivement toute la superficie du ventre maternel, cherchant à détecter de quel coté le bébé s’est installé. Elles appellent le bébé à changer de place, et celui-ci suit déjà les douces demandes tactiles de ses parents.

Les méthodes enseignées visent également à replacer régulièrement bébé dans le bon axe, aident, entre autres, à réduire les contractions douloureuses et le mal au dos. Les parents apprennent par exemple à bercer le bébé in utero dans son berceau piscine. Les sons, les voix, les vibrations sont captées par la peau du bébé plus que par ses oreilles.

Les dernières séances sont très importantes pour l’accouchement à venir. On enseigne au papa à appeler le bébé à se mettre la tête la première (la moitié du poids du corps) dans l’axe, au travers de la filière de la vie de la maman, pour venir au jour. En même temps, la sage-femme apprend aux mères qui en font le choix à préparer les mamelons pour l’allaitement, afin d’éviter les crevasses si douloureuses, les engorgements et inflammations. Des massages délicats de la musculature fine du mamelon avec de l’huile d’amande douce ou plus simplement de l’huile d’olive vierge, première pression à froid, éviteront des complications et un sevrage trop précoce.  

La naissance est le premier détachement d’avec la mère

La section du cordon qui bat (le pouls du cordon) est l’acte libérateur qui revient de préférence au père. C’est l’ouverture au monde de l’enfant doucement soulevé par le père, premier acte haptonomique de confirmation de son être autonome. 

Le père présente et montre l’enfant à la mère de façon à ce qu’elle le voie tout entier, pour la première fois libre. C’est le contact direct peau à peau qui s’établit entre l’enfant et ses deux parents. Le lien mère-enfant ne doit pas rester trop fort. Il doit être partagé. L’enfant, garçon comme fille, a déjà besoin du thorax de son père, symbole de la protection, de la force, de la virilité si nécessaires à la construction de ses orientations affectives futures.

À propos de l’allaitement maternel

Pour Veldman, l’allaitement au sein de la mère joue un rôle capital en ce qu’il établit un jeu d’amour dans le plaisir partagé. Il favorise l’involution utérine, et le maintien de la lactation accentue la sécurité de l’enfant.

Il faut prévenir les femmes que des médicaments contenant de la bromocriptine (Parlodel® et Bromocriptine Zentiva®) bloquent la lactation pour de mauvais prétextes. Ils ont des effets indésirables et parfois graves [4] pour la mère, enfin reconnus par les gynécologues-obstétriciens et pédiatres.

En France, l’allaitement maternel n’est pas assez valorisé. Quand les mères en font le choix, l’allaitement maternel est perturbé par la reprise de travail trop précoce. Des aménagements spécifiques doivent être mis en place.

Dans les pays scandinaves et en Allemagne, 98 % des mamans allaitent leur bébé au moins 6 mois selon les recommandations de l’OMS. Le contact peau à peau est extrêmement important, avec odeur, chaleur, et les autres qualités sensibles et affectives, vécues réciproquement entre la maman et le bébé.

L’haptonomie en pratique

C’est donc le suivi personnalisé qui est proposé avec une sage-femme spécialisée. En France, huit séances sont remboursées. Cela commence par un entretien individuel dès le 4ème mois, quand le bébé va commencer à être perçu par la maman. Elle apprend alors à communiquer avec lui par le toucher. L’enfant se sent désiré, attendu, aimé avant de naître. Une véritable complicité se met en place entre l’enfant et ses parents.

La future maman ne doit pas se sentir seule. Le futur père perçoit son bébé et doit répondre à ses invitations à venir de tel ou tel côté du ventre de la maman. Il apprend même à bercer le bébé afin qu’il prenne toute sa place dans le giron maternel. Ce bercement permet une grande détente pour tout le muscle utérin qui contient le bébé dans le liquide amniotique.

Les séances suivantes peuvent se faire par petits groupes de 3 personnes qui permettent les échanges entre les mères qui ont déjà eu un enfant et celles qui l’attendent pour la première fois. Rien n’est laissé au hasard : la respiration, la préparation des muscles du périnée si essentiels pour l’accouchement, les positions à adopter pendant les contractions qui atténuent les douleurs lombaires, facilitent la dilatation du col utérin ; les poussées pour faciliter la descente du bébé, et, l’allaitement.

La formation du père est essentielle ; il est bienvenu à toutes les séances, avec au moins quatre séances spécifiques. Après la naissance, l’accompagnement de l’allaitement est très important, tout autant que la rééducation des muscles du périnée fortement étirés lors de l’accouchement. Il faut aider à retrouver une sexualité satisfaisante et plus tard éviter l’incontinence urinaire tardive plus ou moins importante et le petit « prolapsus » (descente d’organes, vessie et col utérin).

Concluons avec Frans Veldman : « Nous devrions tous être les protecteurs et les gardiens vigilants des biens et droits fondamentaux de l’humanité, tels qu’ils sont explicités par l’haptonomie dès la conception. »

Chaque enfant se développe selon ses propres dispositions et ne doit pas être enchaîné à un schéma rationnel. Veldman vous tranquillise : « Einstein n’a parlé que très tard et Churchill a appris à lire et écrire tardivement, à grand peine. »

N’hésitez pas à faire suivre cette lettre, à demander à votre obstétricien de vous guider vers une sage-femme qui pratique l’haptonomie. Elles sont formidables.

Toutes les futures mamans doivent le savoir, et plus encore les pères, afin qu’ils comprennent mieux leurs immenses responsabilités vis à vis de leur enfant à naître et de celle avec laquelle ils ont choisi de vivre amoureusement.

Tous mes vœux pour un beau bébé !

Professeur Henri Joyeux

Sources :

[1] Population & Sociétés N°519, février 2015 « L’adoption internationale dans le monde : les raisons du déclin ».
[2] Les enfants d’abord, Ed Rocher 2013
[3] Le père : acte de naissance, 1991, Seuil et La société sans père – Alexandre de Willebois 2013, Editions de Clairval
[4] Accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle, neurologiques (principalement convulsions) et psychiatriques (hallucinations, confusion mentale), chez des femmes prenant ces médicaments pour prévenir ou interrompre la montée de laiteuse après un accouchement ou une « interruption de grossesse ».

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Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux
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Polyphénols de l’huile d’olive, un trésor pour la santé

Remarque : Cette lettre fait suite à une première, consacrée à l’huile d’olive, et disponible ici. Je vous conseille de lire la première partie pour être sûr de bien comprendre la seconde partie ci-dessous. 

L’huile d’olive est réellement bénéfique pour la santé. Elle intervient dans un grand nombre de pathologies.

Les polyphénols contre le vieillissement, l’Alzheimer, les maladies cardiovasculaires et l’hypercholestérolémie

Les mitochondries sont comparées aux poumons d’une cellule. Elles produisent de l’énergie en convertissant les éléments nutritifs qui lui sont apportés en ATP (Adénosine Tri Phosphate) qui permet le fonctionnement normal et l’entretien de la cellule. La perte de la fonction des mitochondries est synonyme de vieillissement cellulaire. Pour mon collègue le Pr Benlemlih, « le vieillissement est associé à une biogénèse mitochondriale réduite et à une accumulation de dommages mitochondriaux. »

Fort heureusement l’Hydroxytyrosol, un antioxydant de l’huile d’olive, augmente la formation des mitochondries. Il améliore la fonction mitochondriale en activant les complexes de la chaîne respiratoire dans la cellule. Il devient ainsi un agent de prévention du vieillissement et des maladies liées à l’âge.

Chez les rats traités avec cet antioxydant, on induit l’expression de protéines liées à la longévité des cellules cardiaques [1] [2].

Un autre antioxydant de l’huile d’olive, l’oléocanthal, a un effet fortement anti-inflammatoire, protecteur des maladies cardiovasculaires, et même anti-Alzheimer, en réduisant les plaques bêta-amyloïdes du cerveau (selon des chercheurs de l’université de Louisiane).

En effet, en 2011, Daccache et ses collègues [3] ont montré que « l’oleuropéine et ses dérivés hydroxytyrosol, oléopentandial, étaient capables d’inhiber l’agrégation des protéines Tau in vitro. » Cette agrégation des protéines Tau constitue l’étape clé en cause dans le développement de l’Alzheimer et d’autres maladies neurodégéneratives.

Les mêmes auteurs ont signalé que ces composés peuvent être liés à la réduction du risque de la maladie d’Alzheimer ou des démences. L’alimentation méditerranéenne, caractérisée par la forte consommation d’huile d’olive, peut fournir une base chimique pour le développement des inhibiteurs de l’agrégation de protéines Tau.

Au niveau vasculaire, les polyphénols réduisent la présence des molécules d’adhérence cellulaire aux lipoprotéines athérogènes (LDL et petites VLDL [4]), diminuent l’agrégation des plaquettes à l’origine de caillots [5] et réduisent les réactions inflammatoires (diminution de la protéine C réactive en particulier).

Le Pr Benlemlih rappelle fort justement dans son livre les travaux de Singh et al., 2007 [6] : l’extrait de feuilles d’olivier contenant 4,5 mg/ml d’oleuropéine comme molécule active, serait capable d’inhiber l’activation des plaquettes isolées des individus sains. Les auteurs suggèrent que les polyphénols d’olive agissent en synergie pour réduire l’activation des plaquettes sanguines, ce qui pourrait être utile pour la prévention et le traitement de l’hyperplaquettose (trop de plaquettes) et d’autres maladies cardiovasculaires pour éviter les thromboses.

De même, l’extrait de feuilles d’olivier nommé Oleaeuropaea est capable de réduire l’hypertension artérielle de rats rendus hypertendus. Nous avons pu le vérifier en prescrivant des tisanes de feuilles d’olivier séchées (une cuillerée à soupe bien tassée dans un verre d’eau frémissante).

N’ayez pas peur d’arrêter vos statines : voici comment l’expliquer à votre médecin !

Contre les taux excessifs de cholestérol, nul besoin des hypocholestérolémiants classiques (statines), responsables de tant d’effets secondaires [7] (sauf si vous avez une hypercholestérolémie familiale).

En effet, une enzyme régule le taux de cholestérol dans le sang : c’est l’HMG-CoA réductase. Les polyphénols de l’huile d’olive inhibent cette enzyme et jouent ainsi un rôle important pour prévenir les maladies liées aux excès de cholestérol. Les chercheurs n’ont pas encore défini la dose de polyphénols nécessaire [8].

Ainsi les composés phénoliques du régime méditerranéen (riche en huile d’olive) empêchent les événements biochimiques mis en cause dans la maladie athérogène, notamment l’oxydation des LDL [9]. D’où le lien fort et reconnu entre l’alimentation méditerranéenne et la prévention de la maladie coronarienne.

Evidemment l’arrêt des statines n’a de sens que dans la mesure où vous changez vos habitudes alimentaires, coaché s’il le faut pas un ou une spécialiste, indépendant des lobbies pharmaceutiques ou des produits laitiers.

Les polyphénols pour protéger des infections – y compris chez les séropositifs du Sida, très sensibles aux moindres infections

Contre les infections opportunistes chez les patients atteints ou non du Sida, l’hydroxytyrosol (présent dans l’huile d’olive) a démontré une activité antibactérienne dans les infections intestinales et respiratoires.

L’oleuropéine et ses dérivés (présents dans l’huile d’olive) empêchent ou retardent la croissance d’un large spectre de bactéries et de champignons, y compris ceux pathogènes pour l’homme.

Dans ce cadre, Medina et al. [10] (2006) ont montré le pouvoir bactéricide de l’huile d’olive contre les bactéries nuisibles de la flore intestinale (Clostridium perfringens et Escherichia coli) par rapport à d’autres huiles végétales (tournesol, colza, soja, maïs…).

Ces auteurs ont rapporté aussi que les bactéries pathogènes d’origine alimentaire (Listeria monocytogenes,Staphylococcus aureus, Salmonella enterica, Yersinia sp., Shigella sonnei) ne survivaient pas après une heure d’incubation dans l’huile d’olive.

Oléocanthal et oléopentandial, hydroxytyrosol et tyrosol, sont les composés phénoliques donnant à l’huile d’olive son effet antibactérien. Dans une étude similaire [11], l’activité antibactérienne de l’oleuropéine et de ses dérivés hydroxytyrosol et tyrosol a été comparée à celle de deux désinfectants commerciaux (pour les spécialistes : glutaraldéhyde et ortho-phtalaldéhyde).

Les résultats ont montré que l’activité antibactérienne des composés phénoliques d’olive était supérieure à celle exercée par plusieurs polyphénols d’origine alimentaire (catéchine, épicatéchine, eugénol, thymol, carvacrol…).

Étonnamment, ces agents antimicrobiens naturels ont été aussi actifs que les biocides synthétiques utilisés comme témoins contre Pseudomonas fluorescens (bactérie qui contamine nos fromages), Staphylococcus aureus, Enterococcusfaecalis (bactérie des environnements hospitaliers, de haute résistance naturelle aux antibiotiques), et Escherichia coli.

Les polyphénols pour stimuler l’immunité : le Sida et les cancers

* Contre le virus du Sida
Oleuropéine et Hydroxytyrosol inhibent in vitro les transmissions du VIH-1 d’une cellule à l’autre ce qui ralentit considérablement la multiplication virale.

Ils pourraient être utiles associés aux nombreux médicaments du HAART (Traitement Antirétroviral Hautement Actif) afin de maintenir un meilleur statut immunitaire. Nul doute, qu’à toutes les personnes atteintes ou susceptibles de l’être par le virus du sida, on peut prescrire l’huile d’olive fortement concentrée en polyphénols.

La dose la plus élevée doit être choisie à raison de 6 gélules, 2 par 2, matin, midi et soir d’Olivie Riche/Force.

* Contre les cancers
De larges études épidémiologiques ont montré que les personnes qui ont des habitudes alimentaires méditerranéennes font moins de cancers (côlon-rectum, corps de l’utérus, prostate, sein…) que celles qui suivent les conseils diététiques des publicités à la télé, destinées à stimuler les consommateurs dans leurs achats plus que dans leur santé.

L’avantage est lié à la consommation de végétaux (fruits, légumes, légumineuses, poissons et fruits de mer et au verre de vin rouge, mais il y a en plus l’huile d’olive…), qui dépasse nettement les produits d’origine animale (viandes rouges, charcuterie, produits laitiers…).

Evidemment les chercheurs ont essayé de voir l’impact des produits spécifiques à la terre méditerranéenne. Après le vin rouge qui a permis de définir le French Paradox, ils ont recherché les effets de l’huile d’olive contre les cancers.

Les études ont d’abord été orientées chez le petit animal tel que le rat blanc dit ”Wistar” et en utilisant des cultures de cellules humaines cancéreuses de colon, de leucémie ou de cancer du sein (MCF-7).

Ainsi l’Hydroxytyrosol d’olive a récemment reçu une attention particulière en raison de ses activités antioxydantes, antiprolifératives, pro-apoptotiques (provoquant la mort spontanée des cellules cancéreuses) et anti-inflammatoires, qui peuvent en particulier lutter contre toutes les aspects du cancer [12].

Les spécialistes, par les résultats des études expérimentales, suggèrent qu’en plus des leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires, l’hydroxytyrosol et les autres polyphénols d’olive exercent des effets anticancéreux par l’activation des voies de signalisation moléculaire, conduisant à l’induction de la mort ou à l’arrêt de la croissance de plusieurs lignées de cellules tumorales in vitro [13].

Ainsi un régime alimentaire contenant 15% d’huile d’olive, par rapport à l’apport alimentaire journalier normal, réduirait nettement les lésions précancéreuses du sein et du colon chez le rat [14] [15]. La même quantité d’huile de Soja, de Maïs ou de Palme n’a pas le même effet protecteur. Même conclusion avec l’huile de Carthame dans des conditions expérimentales similaires [16].

In vitro, on observe avec l’Oleuropéine et l’Hydroxytyrosol un effet antiprolifératif par apoptose (mort des cellules cancéreuses) plus précoce, et une réduction de la formation des produits de l’oxydation responsables en partie de la cancérogénèse.

Une étude épidémiologique grecque chez 14 807 femmes [17] a aussi permis d’observer une réduction des risques de cancer du sein chez les femmes fortes consommatrices des aliments de la Méditerranée.

Avec un bémol cependant : les auteurs remarquent un biais important, à savoir la plus faible consommation d’hormones (pilule et traitements substitutifs de la ménopause) dans ce pays.

Les polyphénols contre les maladies auto-immunes : diabète, obésité, des rhumatismes à l’Alzheimer et maladies de la peau

L’oleuropéine s’est avérée être un antioxydant efficace doté de propriétés anti-inflammatoires.

Dans les cas de diabète, des études expérimentales utilisant des polyphénols à forte dose (20 mg/kg/jour) pendant 2 mois chez des rats diabétiques, ont montré une diminution de la glycémie de 55 % [18].

L’enquête menée sur 20 343 sujets dans la cohorte de l’EPIC (Prospective Européenne sur les relations cancer et nutrition) a démontré que se nourrir selon les habitudes méditerranéennes est inversement proportionnel à l’incidence de l’hypertension artérielle[19] et de ses conséquences.

Par comparaison, le régime de la modernité qui associe les acides gras des viandes rouges, le beurre, les 3 à 4 produits laitiers par jour et le pain hyper concentré en mauvais gluten, favorise les maladies de civilisation.

Nous sommes à un tournant pour notre Santé et notre Economie. Nous devons choisir : manger moins et mieux et notre portefeuille ne s’en portera que mieux. N’oubliez pas que les plats industriels les moins chers, préparés ”discount”, mauvais pour notre santé, reviennent plus chers que les fruits et légumes pour une famille.

En plus des atteintes cardiovasculaires très coûteuses en terme de santé – infarctus et artérite , il y a de plus en plus de maladies rhumatologiques dites de longue durée (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante…).

Chez 90 patients, 27 atteints de polyarthrite rhumatoïde, randomisés (tirés au sort de manière aléatoire) en consommant ou non un traitement par à 6 mg d’Hydroxytyrosol par jour pendant 8 semaines soit 2 grandes cuillères d’Olivie plus 30X ou – avant chaque repas – 4 gélules de 500mg chacune d’OlivieForce ou OlivieRiche par jour. Cela correspondait à une dose quotidienne de 2,0 g d’extrait d’olivier Olivie Riche/Olivie Force. Le groupe témoin a reçu les mêmes capsules mais remplies uniquement de maltodextrine.

Les résultats de cette première étude clinique randomisée sont statistiquement significatifs [20] tant au niveau des signes cliniques que des marqueurs de l’inflammation.

Face au syndrome hypermétabolique, on a pu suivre 38 patients avec l’Hydroxytyrosol pendant 6 mois soit 2 cuillères d’Olivie plus 30X ou 3 capsules d’Olivie force par jour pendant 6 mois.

Les maladies de la peau telles lupus, sclérodermie, psoriasis, sont liées à des dysfonctionnements immunologiques menant à une inflammation chronique. On peut donc envisager l’utilisation des bio-extraits d’olive riches en polyphénols puissants (Hydroxytyrosol et Oléopentandial) pour soulager les symptômes de ces maladies.

Vers le « Mediterranean parodox » : vin, huile d’olive et froment

En plus de toutes les vertus santé ci-dessus présentées, l’huile d’olive peut être appliquée sur la peau au niveau des zones psoriasiques (d’une moitié du corps afin de comparer avec l’autre coté) et en plus consommée à raison d’une cuillerée à soupe matin et soir dans les salades.

Si vous n’aimez pas l’huile d’olive, prenez trois gélules d’huile d’olive matin, midi, et soir pendant plusieurs mois. Ma préférence va pour Olivie force et Olivie riche [21].

Dans les autres maladies auto-immunes qui sont les trop fréquentes maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques et sclérose latérale amyotrophique…), il faut essayer le régime méditerranéen.

Les traitements conventionnels pour les maladies auto-immunes sont inefficaces, lourds, coûteux, et provoquent de nombreux effets secondaires. Par comparaison, le régime méditerranéen n’est pas risqué, il ne coûte presque rien, et vous pouvez commencer immédiatement.

Dans les pays méditerranéens, on associe naturellement l’huile d’olive à tous les repas. En combinant les antioxydants d’huile d’olive et ceux du vin (French Paradox) au quotidien, on obtient le « Mediterranean paradox » [22] – le paradoxe méditerranéen. Une alimentation malsaine en apparence (graisse et alcool) qui vous garde en bonne santé.

Le mariage vin à dose modérée et huile d’olive peut être reconnu comme patrimoine culturel de l’humanité au service de la santé.

Nous y ajouterons le pain fabriqué avec les semences de froment ancien, le meilleur pour la santé, qui fera l’objet du livre Le Pain et le chirurgien que je publie prochainement avec le boulanger de Cucugnan.

Toujours à votre service, pour votre santé,

Professeur Henri Joyeux

Montpellier – France

Sources :

[1] Expression of the longevity proteins by both red and white wines and their cardioprotective components, resveratrol, tyrosol, hydroxytyrosol – Mukherjee S. et al – Free radical Biology and Medicine 2009, 46 : 573-578

[2] Use of hydroxytyrosol as anti-aging agent. Raederstorff D, Wang-schmidt Y, Wertz K (2010). Pub. No. : US 2010/0130621 A1.

[3] Oleuropein and derivatives from olives as Tau aggregation inhibitors. Daccache A, Lion C, Sibille N, Gerard M, Slomianny C, Lippens G, Cotelle P.Neurochemistry International. 2011, 58(6): 700-7.

[4] Les radicaux libres sont responsables de l’oxydation des LDL plasmatiques en oxLDL qui activent les réactions inflammatoires et les réactions chimiques favorisant les dépôts de plaques d’athérome sur les parois des artères.

[5] Effet identique à l’Aspirine.

[6] The effects of polyphenols in olive leaves on platelet function. Singh I, Mok M, Christensen AM, Turner AH, Hawley JA. Nutrition Metabolism and Cardiovascular Disease. 2008, 18(2):127-32.

[7] Douleurs et faiblesses musculaires, problèmes hépatiques avec augmentation des Gamma GT ou, moins connus, des cataractes. Plus récemment on signale officiellement l’augmentation du risque de diabète et de troubles cognitifs (confusion, perte de mémoire).

[8] Effects of feeding virgin olive oil or their polyphenols on lipid of rat liver. Benkhalti F, Prost J, Paz E, Perez-Jimenez F, El Modafar C, El Boustani E. Nutrition Research. 2002, 22: 1067–1075.

[9] Structure antioxidant activity relationship of flavonoids and phenolic acids. Rice-Evans CA, Miller NJ, Paganga G. Free Radical Biology and Medicine.1996, 20: 933–956.

[10] Comparison of the concentrations of phenolic compounds in olive oils and other plant oils: correlation with antimicrobial activity. Medina E, De Castro A, Romero C, Brenes M. Journal of Agricultural and Food Chemistry. 2006, 54, 4954–4961.

[11] Bactericidal activity of glutaraldehyde-like compounds from olive products. Medina E,Brenes M, Garcia A, et al. Journal of Food Protection. 2009, 72, 2611–2614.

[12] Potential of olive oil phenols as chemopreventive and therapeutic agents against cancer: A review of in vitro studies.CasaburiI, PuociF, Chimento A, Sirianni R, Ruggiero C, AvenaP,Pezzi, V. Mol. Nutr. Food Res. 2013, 57, 71−83.

[13] Hydroxytyrosol rich extract from olive leaves modulates cell cycle progression in MCF-7 human breast cancer cells. Bouallagui Z, Han J, Isoda H, Sayadi S. Food Chem. Toxicol.2011, 49, 179−184.

[14] Dietary fat, olive oil intake and breast cancer risk. Martin-Moreno JM, Willett WC, Gorgojo L et al. Int J Cancer.1994, 58:774–780.

[15] Inhibition of p38/CREB phosphorylation and COX-2 expression by olive oil polyphenols underlies their anti-proliferative effects. Corona G, Deiana M, Incani A et al. BiochemBiophysRes Commun. 2007, 362: 606–611.

[16] The antioxydant/anticancer potential of phenolic compounds isolated from olive oil. Owen R. et al. :European Journal of Cancer 2000, 36, 1235-1247

[17] Conformity to traditional Mediterranean diet and breast cancer risk in the Greek EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) cohort – 2010 American Society for Nutrition – Antonia Trichopoulou, Christina Bamia, PagonaLagiou, and DimitriosTrichopoulos

[18] Hamden K, Allouche N, Damak M, Elfeki A. Hypoglycemic and antioxidant effects of phenolic extracts and purified hydroxytyrosol from olive mill waste in vitro and in rats. Chemico-Biological Interactions 180 (2009) 421–432.

[19] Mediterranean Diet and Incidence of and Mortality From Coronary Heart Disease and Stroke in Women – Teresa T. Fung, Kathryn M. Rexrode, Christos S. Mantzoros, JoAnn E. Manson, Walter C. Willett, Frank B. Hu – Circulation. 2009; 119: 1093-1100

27 Olive extract supplement decresases pain and improves daily activities in adults with osteoarthritis and decreases plasma homocysteine in those with rheumatoid arthritis – Catherine M. Bitler and al. Nutrition Research 27 (2007) 470–477

[20] Effet de l’extrait d’olivier, riche en polyphénols, OLIVIE RICHE / OLIVIE FORCE, sur l’inflammation et la douleur chez les patients souffrant d’arthrite rhumatoïde : une étude clinique randomisée en double aveugle contre placebo d’une durée de 8 semaines- Benlemlih M. Ghanam Jamal – Dhar El Mahraz, P.O. Box 1796, Fès, Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Fès, Maroc. Laboratoire de Biotechnologie de la Faculté des Sciences –

[21] Vous les trouverez en France et en Europe chez Medicatrix et au Maroc chez Atlas Olive Oil

[22] 28 « L’Olivier et le chirurgien » en préparation et parution 2015 – Pr H. Joyeux et Pr M. Benlemlih

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Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux
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L’huile la plus puissante pour votre santé

Chers amis de la santé,

Quand j’étais petit, avec mes frères et sœurs nous accompagnions certains dimanches notre père, originaire des Cévennes, près d’Uzès dans le Gard, pour récupérer l’huile d’olive destinée à la famille. Elle avait une belle couleur verte, et quand elle s’écoulait sur la salade ou les asperges jusqu’à la dernière goutte d’or fluide, il nous la faisait sentir et en régalait son palais des saveurs. Il ne savait pas tous les bienfaits de l’huile d’olive pour la santé de chacun.

J’axerai mon propos sur ces trésors que sont les polyphénols découverts grâce aux progrès des techniques analytiques de dosage des différents composants d’une huile d’olive. Ils permettent de connaître et sélectionner les meilleures qualités en fonction des méthodes d’extraction, des modes de culture et de leur géographie. Nous ne sommes plus 3000 ans avant notre ère !

Invité par mon collègue de Fès, le Doyen de la Faculté des Sciences, le Professeur Benlemlih, à préfacer son excellent livre scientifique [1] sur le sujet, j’ai tenu à voir moi-même des oliveraies dans une zone rocailleuse et rude de l’Atlas Marocain.

L’olivier doit souffrir pour donner le meilleur de lui-même. La chaleur et l’aridité extrêmes (52°C), le sol rocailleux qui empêche de prendre racine : ce sont les conditions optimales de panique et de souffrance pour l’olivier. À l’heure du coucher du soleil, après une journée torride, l’olive est son niveau maximal de stress et prend sa couleur vert-rouge-violacé. C’est là qu’elle se gorge de polyphénols, de puissants antioxydants pour votre corps.

C’est dans ces conditions qu’est produite l’huile « Olivie Plus 30x », une des meilleures huiles d’olive pour la santé. Vu ses qualités (et son prix), je la considère plutôt comme un élixir. Il ne s’agit pas d’une huile de bidon dont vous arroserez généreusement vos plats. Elle est produite dans des conditions très difficiles, donc les rendements sont faibles, mais la qualité est exceptionnelle. Cela explique son prix – Olivie Plus 30x n’est malheureusement pas à la portée de toutes les bourses.

J’admire le travail de son producteur. Il a d’ailleurs créé des gélules de cette huile sous forme concentrée : Olivie Forte et Olivie Riche. Je vais souvent citer ces trois produits en exemple dans cette lettre, d’autant qu’ils ont fait l’objet de nombreuses études. Mais je tiens à souligner que je ne reçois aucune commission et que je n’ai aucun accord avec le producteur. Ma priorité est de vous faire découvrir ce qu’il y a de meilleur pour votre santé. Et, à ma connaissance, « Olivie Plus 30x » est la meilleure huile d’olive pour la santé.

Il s’agit d’une huile puissante en goût, à forte teneur en polyphénols dont les taux ont été comparés à ceux des huiles issues des pays du pourtour de la Méditerranée : l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la France et la Tunisie.

L’huile d’olive est d’une manière générale, la source principale de l’apport lipidique dans l’Alimentation méditerranéenne [2], associée au fromage de chèvres et/ou de brebis. En voici les preuves destinées aussi bien aux spécialistes qu’à vous tous qui voulez savoir ce qu’il y a de bon et d’utile pour la santé dans l’huile d’olive.

Quelles sont les meilleures huiles d’olives ?

Quelle que soit son origine, l’huile d’olive est la reine des huiles végétales. Nous n’en consommons pas assez. Les Grecs encore aujourd’hui arrosent abondamment leurs aliments d’huile d’olive. Cette bonne habitude est encouragée par les études qui confirment la valeur du ”régime crétois”.

Il faut laisser tomber toutes les mixtures industrielles. Leur mode de fabrication fait qu’elles ne procurent pas les bienfaits pour la santé des huiles traditionnelles.

Les huiles ne doivent être ni raffinées ni chauffées et encore moins cuites. L’huile d’olive est la plus résistante à la chaleur, elle ne brûle pas avant 210°C et les autres huiles bien avant ce qui exclut les fritures, les cuissons à four très chaud, les poêles trop chauffées…

La composition générale des meilleures huiles végétales et de leurs feuilles

L’huile d’olive contient 56 à 84 % d’acide oléique et 3 à 21 % d’un acide gras essentiel, l’acide linoléique, qui est un acide gras oméga-6.

De plus, le rapport acide oléique/acide linoléique baisse avec la maturation des olives.

Pour une santé optimale, les oméga-6 de l’huile d’olive doivent être associés à des oméga-3. Vous trouverez des oméga-3 dans les poissons ou de la viande labellisée bleu-blanc-cœur [4], car les animaux sont parfaitement nourris et reçoivent des graines de lin qui apportent les oméga-3.

Les composés mineurs des huiles d’olive permettent de les différencier, leur donnant saveur, couleur, leur stabilité, et évitant leur détérioration.

L’huile d’olive contient du squalène et du bêta carotène, un précurseur de la vitamine A. Ensemble, ils donnent à l’huile d’olive sa teinte verte et jaune.

Elle est aussi riche en vitamine E. La vitamine E donne à l’huile ses pigments vert chlorophylle. L’huile Olivie Plus 30x contient jusqu’à 5 fois plus de vitamine E par rapport à une huile standard, soit 120 mg/kg.

L’alpha-tocophérol, la vitamine E de l’huile d’olive, est un antioxydant qui protège le bon cholestérol (LDL).

Enfin, l’huile d’olive est très riche en polyphénols.

Les polyphénols : qui sont-ils et où les trouve-t-on ?

On les appelle aussi « biophénols ». Ils sont les grands responsables de la stabilité de l’huile d’olive. Ils font partie des composés phénoliques parmi lesquels on distingue :

Des polymères (tannins et anthocyanes qui ressemblent à ceux présents dans les vins rouges). Des monomères phénoliques dominés par l’oleuropéine (composé phénolique principal des feuilles d’olive). Des alcools phénoliques l’Hydroytyrosol, le Tyrosol.

Hrncirik et Fritsche (2004) [5] ont analysé 23 échantillons d’huile d’olive extra vierge provenant de divers pays (Italie, Espagne, Grèce et Tunisie). Les résultats ont révélé une grande variation de la concentration de polyphénols totaux dans l’huile.

En fait, la composition et la concentration des composés phénoliques dans l’huile d’olive sont fortement influencées par plusieurs facteurs agronomiques et technologiques, comme cultivar, la zone géographique et le climat, la saison de la récolte et de l’indice de maturité du fruit d’olive, un processus de production et l’irrigation.

Il est donc difficile d’exiger que la bouteille d’huile porte sur son étiquette mention de sa composition détaillée. Il est bon cependant de savoir tous les trésors qu’elle peut contenir.

L’Oleuropéine (composé phénolique principal des feuilles d’olive) et ses dérivés sont les principaux composés phénoliques rencontrés dans toutes les huiles d’olive. Les composés Tyrosolet Hydroxytyrosol se trouvent sous forme libre ou liée à un autre acide dit ”élénolique” pour former l’Oléocanthal et l’Oléopentandial nommé parfois Oléioceine.

Ce dernier produit est de l’Hydroxytyrosol lié à l’acide élénolique, il est aussi puissant que l’Oléocanthal.

Comme dit plus haut, j’ai eu l’occasion de visiter les oliveraies situées au sud marocain. Là les oliviers sont plantés dans un sol rocailleux, sans pollution, sans activité industrielle, où il n’y a presque pas de pluie. Ils subissent donc des stress thermiques à une température qui dépasse les 50°C en été, ce qui explique bien les hautes concentrations de polyphénols dans cette huile.

Les racines n’ont pas d’espace où croître en raison des roches massives (calcaire et silex) à fleur de sol. L’olivier déclenche ainsi un mécanisme de survie, dont nous pouvons nous servir pour notre santé.

Il produit donc des quantités anormalement élevées d’antioxydants (polyphénols) pour se défendre. Il reste alors à en recueillir 100% naturellement à partir des feuilles de ces arbres, des jeunes branches, et des olives de ces arbres du désert.

Résultats des analyses internationales d’une huile super-concentrée

Réalisées dans les laboratoires labellisés internationaux, elles apportent les preuves chiffrées (voir tableau plus bas).

Les taux comparés d’Hydroxytyrosol, de Tyrosol et de l’Oléopentandial dans 22 échantillons d’huiles d’olive classiques d’Italie, Espagne, Grèce et Tunisie apportent la preuve qu’Olivie plus 30 X a jusqu’à 30 fois plus de polyphénols (l’Hydroxytyrosol et l’Oléopentandial), soit à une concentration 30 fois plus élevée que dans n’importe quelle huile au monde (1360mg/kg)4

On a alors affaire à un véritable complément alimentaire pour des indications de Santé précises.

Tableau : Concentration des principaux composés phénoliques dans Olivie Plus 30x et dans une huile standard [4] en mg/kg.

Composé Olivie Plus 30x Huile standard
Polyphénols totaux 2840 236
Hydroxytyrosol 233 13
Oléopentandial (dérivé de l’oleuropéine, Hydroxytyrosol lié) 1360 51
Tyrosol 78 13

Concentrés sous forme de gélules par des techniques physiques sans ajout de produit chimique ou de conservateurs, on obtient Olivie Force ou Olivie Riche. La dose de polyphénols est alors 2000 fois plus forte qu’une huile conventionnelle. Elle contient aussi les vitamines (A, B1, PP, C, D, E et K) et des minéraux.

L’Oleuropéine et ses dérivés dialdéhydiques, appartiennent à la famille des flavonoïdes. L’Oleuropéine est extraite en plus de l’huile d’olive de la feuille de l’olivier. L’Hydroxytyrosol est présent dans l’huile d’olive standard au taux de 7mg/kg; 1000mg par litre dans les margines (qui représentent 50% de l’eau obtenue lorsque l’olive est écrasée) et dans les feuilles d’olivier au taux de 219 mg/kg. Il est présent dans Olivie plus 30X à 233mg/kg et dans Olivie force ou Olivie riche à 17 200 mg/kg ou 17,2 g/kg). Le Tyrosol est l’antioxydant phénolique naturel présent à la fois dans l’huile d’olive et dans les feuilles d’olivier. Il est présent aussi dans le vin blanc. L’Oléopentandial (nommé aussi Oléiocéine) est un composé très biodisponible, bien absorbé au niveau de l’intestin retrouvé dans la circulation sanguine. En fait, le fort caractère lipophile (qui aime les graisses) de l’Oléopentandial, par rapport à sa molécule mère (l’Oleuropéine), suggère que ce composé est plus biodisponible pour l’absorption intestinale [6]. En outre, l’Oléopentandial a montré une bonne stabilité dans des conditions acides pendant la simulation gastrique [7] in vitro, atteignant des concentrations sanguines considérables chez l’homme (allant de 1 à 18 µM).

L’activité anti-oxydante de l’Oléopentandial contre les espèces réactives de l’oxygène et de l’azote a été prouvée in vitro, en utilisant différents modèles expérimentaux [8].

Il est présent dans Olivie plus 30X à 1360 mg/kg.

L’Oléocanthal composé phénolique très antioxydant est très proche du Tyrosol. Il donne à l’huile d’olive vierge extra, fraîchement pressée, son goût légèrement poivré (sensation de picotement dans la gorge).

Le devenir des polyphénols dans l’organisme et leur pouvoir antioxydant

Après l’absorption digestive, surtout au niveau du grêle, 100% de l’Hydroxytyrosol et du Tyrosol apparaissent rapidement dans le sang. Ils se répartissent dans tous les tissus de l’organisme, y compris le cerveau, car capables de traverser la barrière hémato-méningée pour protéger les cellules cérébrales. Ils sont totalement éliminés à la 3ème heure.

Les taux éliminés, 30% dans les urines, dépendent de la quantité absorbée.

Le pouvoir antioxydant des polyphénols

Si les polyphénols ont un pouvoir antioxydant, ils peuvent jouer un rôle protecteur et même préventif du vieillissement, ils arrêtent la propagation de l’oxydation.

Le pouvoir antioxydant est scientifiquement évalué par l’ORAC qui signifie ”Oxygen Radical Absorbance Capacity” soit la capacité d’absorption des radicaux libres oxygénés. On parle de piégeurs de radicaux libres.

Les substances anti-oxydantes les plus connues sont :

les polyphénols du vin et de l’huile d’olive les Vitamines C et E le Glutathion qui serait le roi des antioxydants [9].

La comparaison du pouvoir antioxydant des polyphénols d’Olivie plus 30X, exprimé pour les spécialistes en micromoles TE/g (micromoles troloxequivalents (TE) per 100 gr) donne les résultats suivants pour des molécules présentes dans des aliments d’origine végétale de l’alimentation méditerranéenne :

Hydroxytyrosol = 40 000 Resvératrol = 20 000 Noix = 13 000 Oleuropéine = 11 000 Epicatéchine du thé vert = 8000 Extrait de grappe de raisin = 6000 Prune fraîche = 6000 Vin rouge de Cabernet Sauvignon = 4500 Grenade fraîche = 4500 Fraise fraîche = 4300 Pomme Granny fraîche avec la peau = 3800 Vitamine C = 2000 Thé vert – feuilles infusées = 1200

Toutes les études expérimentales utilisant les globules rouges, les cellules intestinales en culture qui restent exposées en particulier au risque oxydatif, donc au vieillissement prématuré, sont protégées par les polyphénols de l’huile d’olive et d’autant plus qu’elle est fortement concentrée en polyphénols.

Le rapport Oméga 3/Oméga 6 en acides gras essentiels

Pour apporter l’équilibre en acides gras essentiels, Oméga 3/Oméga 6, l’idéal est d’ajouter dans son alimentation une petite ration d’huiles riches en oméga 3.

Evidemment, des huiles première pression à froid : Soja avec ses 8% d’Oméga 3, Colza la moins chère avec ses 9% d’Oméga 3 ou, encore trop chères, la Noix avec ses 10% d’Oméga 3, la Nigelle avec ses 23% d’Oméga 3, la Cameline avec ses 45% d’Oméga 3, la Périlla avec ses 65% d’Oméga 3. Et toujours accompagnées d’une grosse ration d’huile d’olive !

Dans ma prochaine lettre, je vous parlerai en détail des incroyables bénéfices des polyphénols pour notre santé. Ils aident à prévenir des dizaines de maladies, dont le cancer, Alzheimer, le diabète, plusieurs maladies auto-immunes, le Sida, et les maladies cardiovasculaires.

Professeur Henri Joyeux

Sources :

[1] Polyphénols d’Huile d’Olive Trésors Santé – Pr M. Benlemlih et Dr J. Ghanam – Ed Medicatrix 2012 [2] Je ne veux pas utiliser le mot « régime » qui est trop restrictif. [3] Je ne veux pas utiliser le mot « régime » qui est trop restrictif. [4] Bleu blanc coeur [5] Comparability and Reliability of Different Techniques for the Determination of Phenolic Compounds in Virgin Olive Oil. Hrncirik, K., &Fritsche, S. (2004).European Journal of Lipid Science and Technology, 106, 540-549. [6] Activity and location of olive oil phenolic antioxidants in liposomes. Paiva-Martins, F., Gordon, M. H., &Gameiro, P. (2003).Chemistry and Physics of Lipids, 124,26–34. [7] In vitro activity of olive oil polyphenols against Helicobacter pylori. Romero, C., Medina, E., Vargas, J., Brenes, M., & De Castro, A. (2007).Journal of Agricultural andFood Chemistry, 55, 680–686. [8] A comparison of antioxydant activities of Oleuropein and its dialdehydic derivative from olive oil, oleacin – Czerwin´ska, M., Kiss, A. K., &Naruszewicz, M. (2012).Food Chemistry, 131, 940–947. [9] Voir l’excellent article de Dominique Vialard

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Auteur d'origine: Pr. Henri Joyeux
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La phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie

Chère lectrice, cher lecteur,

J’ai dévoré le livre du Dr Pierre MAY [1], un de mes collègues vétérinaire. Nous nous comprenons très bien. Il est chirurgien généraliste tous les matins et vétérinaire non conventionnel l’après-midi.

Son guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie est une merveille. J’y ai trouvé la pédagogie chirurgicale qui va à l’essentiel.

Je n’ai ni chien, ni chat, ni oiseau, ni poisson… Mais j’ai tellement appris en lisant ce guide de A à Z que je me suis senti obligé de vous transmettre l’envie de l’avoir chez vous, pas seulement pour votre animal de compagnie, mais pour vous-même et votre famille.

Vous comprendrez d’abord l’essentiel de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) : chaque organe est empereur en sa saison.

Au printemps, c’est le foie. En hiver, ce sont les reins. En été, le cœur. L’été indien, la rate. L’automne, les poumons

Pour chaque saison, évidemment, la nature est à notre service avec ses plantes innombrables et ce que les apothicaires ont su en extraire.

Il vous le faut, ce livre magnifiquement présenté, car il va vous être utile pour soigner votre animal de compagnie si vous en avez un, mais aussi pour comprendre l’intérêt de la phyto-aromathérapie pour vous et vos enfants.

Voici 10 exemples de bienfaits de la phyto-aroma pour votre santé.

1 – Pour protéger votre foie, le chardon-Marie qui aide à la formation de la bile ; le desmodium et la jeune pousse de romarin qui protègent vos cellules hépatocytes ; le radis noir et l’artichaut qui détoxiquent votre foie surchargé et traitent les lenteurs digestives ; le fumeterre qui régule le flux de bile ; le pissenlit qui porte bien son nom en aidant simultanément foie et reins à se nettoyer.

2 – Pour votre cœur, dites-le à votre cardiologue : l’aubépine, qui régule le rythme et le débit, est en outre un doux anxiolytique ; les feuilles d’olivier en tisane qui freinent le système complexe (pour les spécialistes rénine-angiotensine) responsable de l’hypertension et simultanément réduisent les risques de diabète.

Le ginseng qui freine les effondrements hormonaux liés à l’âge… Le ginkgo qui permet une meilleure irrigation de votre cerveau, stimule la mémorisation, la vision, l’audition. En outre, l’association ginkgo-pervenche de Madagascar-curcuma réduit l’inflammation cérébrale grâce à la curcumine.

3 – Pour stimuler votre appétit, évidemment consommer des produits qui ont du goût, le plus naturels possible, et qui chatouillent votre odorat. Aussi bien qu’un apéritif, la suze : l’amertume de la racine de gentiane jaune permet de saliver.

Vous comprendrez l’équilibre subtil entre les deux hormones de l’appétit et de la satiété : la ghréline qui stimule et la leptine qui freine quand les réserves sont suffisantes. Le caralluma, qui se cuisine comme un légume, utilisé en Inde pour apaiser la faim et la soif.

4 – Pour réduire le reflux gastro-œsophagien, la mélisse avec son odeur très agréable de citronnelle, qui agit contre les spasmes et protège votre estomac, antinauséeuse dans le premier trimestre délicat de la grossesse, et le petit plantain de tous les jardins et tous les chemins qui adoucit la muqueuse gastrique. 100 % des chats avec des troubles gastriques sont porteurs de l’Helicobacter pylori…

La réglisse (du grec glyciys, sucre, et rhiza, racine) prise par intermittence, fortement anti-inflammatoire, anti-ulcéreuse, stimule aussi les surrénales quand elles sont à plat (effet cortisone like pour les spécialistes).

5 – Pour remplacer tous les antalgiques qui abiment votre foie, les aspirines végétales, reine-des-prés et saule qui ont besoin d’une bonne flore intestinale pour agir car l’acide salicylique est utile dans les douleurs articulaires aiguës.

L’aspirine fut découverte dans l’écorce de saule en 1829. C’est l’aspirine synthétisée en acide salicylique qui peut irriter jusqu’à ulcérer votre estomac. Les aspirines végétales n’ont pas ces effets indésirables.

6 – La phytothérapie de choix pour les bronchioles pulmonaires, ce sont surtout les huiles essentielles (HE). L’HE d’eucalyptus avec son eucalyptol, antitussif, anticatharral, anti-infectieux.

C’est l’aromathérapie anti-infectieuse qui évite les infections nosocomiales que l’on rencontre trop souvent dans les hôpitaux. L’HE de pin sylvestre, décongestionnant et anti-inflammatoire avec effet stimulant de type cortisone like pour les spécialistes. Quand nous sommes dans une pinède nous respirons mieux.

C’est ce qu’a compris et mis au point René Jaquier en créant son appareil « le Bol d’Air » que je recommande régulièrement aux insuffisants respiratoires et pour stimuler l’état des défenses immunitaires chez les patients en chimiothérapie agressive pour les poumons.

Le Bol d’Air sert à transformer les molécules volatiles issues du composé terpénique en un nébulisat très fin et agréable à respirer qui ouvre les bronchioles pour une meilleure oxygénation.

7 – Pour stimuler vos défenses immunitaires, Pierre May recommande, en plus de la propolis, des plantes aux effets anti-infectieux, la racine d’échinacée qui n’est autre que la « marguerite rouge » qu’il considère comme la plante anti-infectieuse du XXIe siècle. Utile en infusion, ou en décoction pour les racines, dans les affections ORL ou urogénitales.

La noix de cyprès reste l’antiviral de premier ordre qui, en outre, peut sous forme d’HE décongestionner la sphère urogénitale masculine comme féminine.

Il faut ajouter la mycothérapie (traitement par les champignons très connus) utilisée en Asie : le shii-také qui stimule l’immunité non spécifique, le reishi, en épice ou tisane, qui stimule les lymphocytes et peut induire la mort plus rapide des cellules cancéreuses, le karawataké antiviral confirmé contre l’herpès virus, le papillomavirus, et même le VIH (virus du Sida) in vitro.

8 – Pour éviter les latences digestives ou les accélérations inopportunes. Il s’agit d’aider l’entraille, comme disent les Chinois, à ne pas conserver ni accumuler des déchets irritants, cause d’inflammation et de maladies chroniques.

On verra l’intérêt des tisanes de feuilles de noyer, et l’alchemille, riches en tanins et antioxydants, pour freiner un transit intempestif.

Les huiles essentielles d’écorce de cannelle, d’origan, de basilic diminuent les spasmes et, associées aux probiotiques, rééquilibrent la flore digestive.

9 – Pour prévenir l’ostéoporose et la dégénérescence des cartilages articulaires, il faut connaître les plantes de la reminéralisation : la prêle, plante constructrice, d’abord riche en silicium organique, utile après une opération car aide aussi à la cicatrisation en freinant les petites hémorragies et l’œdème de la plaie.

La grande ortie, aussi riche en silice, aide à construire la trame conjonctive des articulations ; très riche en chlorophylle, riche en magnésium, et riche aussi en fer (43 mg/100 g) comme l’hémoglobine, l’ortie a donc une action EPO, cette molécule qui aide les cellules-souches à fabriquer les globules rouges en cas d’anémie.

Vous apprendrez à connaître la padine, algue nacrée de la Méditerranée présente dans l’eau de mer. Elle permet à l’os vieillissant de refixer le calcium et aux structures articulaires de retrouver leur mobilité et leur force…

10 – Pour avoir le poil et la peau douce. Le cycle du poil est de deux mois. Comme la peau, chez nous les humains, il est le reflet d’une bonne santé et d’une bonne alimentation.

Comme le dit mon collègue, les croquettes remplies de céréales ne favorisent ni la cicatrisation des zones lésées de la peau, ni le bon renouvellement des phanères ongles et poils.

Les poils de la bardane ont été imités pour créer le Velcro®. Sa racine contient des principes actifs antiprurigineux et anti-inflammatoires ; séborégulatrice, utilisée depuis des siècles contre les eczémas.

Vous l’avez compris, ce livre est une mine d’informations, y compris pour déstresser vous-même et votre animal de compagnie.

Les spécialistes y trouveront même comment préparer et suivre une épreuve sportive.

C’est la santé de tous, des animaux de compagnie à leurs maîtres, qui est en jeu. Avec un animal de compagnie peuvent se développer des liens affectifs aussi puissants qu’avec de proches parents.

Avec la phyto-aromathérapie, toute la maisonnée est en bonne santé et à moindre coût. Régalez vous en la découvrant.

Professeur  Henri Joyeux

PS : vous pouvez vous procurer La phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie en vous rendant ici.

Source :

[1] La phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, Edition MED’COM 2014

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